Ma p'tite semaine
printemps 2001

Le premier avril 2001

QUI VOIT LE CIEL DANS L'EAU, VOIT LES POISSONS DANS LES ARBRES. -

proverbe chinois. POISSON D'AVRIL

Je vous conseille d'aller visiter le site de Marie-Sol. Donnez-m'en des nouvelles.

http://pages.infinit.net/mariesol/index.htm

Le 2 avril 2001

Le temps passe tellement vite qu'il me semble que je n'ai rien à vous raconter de la semaine qui vient de 'écouler. Ah oui! c'est vrai. Je suis allée à la Place Ville Marie pour remettre à la secrétaire de mon comptable tous mes papiers importants pour mes déclarations d'impôts. Quel soulagement!. Sur notre chemin de retour, nous avons fait notre B.A. (Rachel et moi) en laissant à la Maison du Père tous les vêtements amassés d'un peu tout le monde pour les itinérants

Une petite visite de Caroline et Michel pour nous raconter leur voyage à Costa Rica. Je peux vous dire que ça jasait fort avec Manon et Rachel qui elles-mêmes venaient tout juste d'arriver de Puerta Plata. Il leur fallait presque lever la main pour avoir la parole. Je n'avais donc pas le choix d'être tout ouie (je ne trouve pas le tréma sur mon clavier pour mettre sur le "i" de ouie) et par moment, ça devenait étourdissant. Que de beaux souvenirs ils auront en réserve quand le besoin se fera sentir. Je me trouve pas mal pâlotte quand je me compare à eux.

Mon petit-fils Colin est venu coucher à la maison. Comme il est très occupé avec sa musique, ses pratiques le soir comme accompagnateur en percussions classiques pour un opéra donné au CEGEP, il lui a donc été impossible d'aller coucher chez lui à Châteauguay. Chez grand-maman, la porte est toujours grande ouverte. Et je peux vous dire un secret: "J'le trouve pas mal fin".

Une petite citation pour terminer: "Un millionnaire est un milliardaire qui vient de payer ses impôts". - Jean Rigaux.

Semaine du 9 avril 2001

C'est rare que ça se présente mais je peux compter sur les doigts d'une main les fois où j'ai eu la visite de ma fille Martine avec sa fille Coralie pour la nuit. Ça nous a permis de jaser jusqu'aux petites heures du matin.

Le printemps arrivé, tout le monde a le goût de rénover (comme dans la publicité de RONA). Chez Martine et Mario, tout commence par les planchers de bois. Ceux qui dorment dans les chambres d'en-haut sont obligés de se servir d'une échelle à l'extérieur de la maison pour se rendre à leur lit. J'aurais aimé être un petit oiseau pour filmer Martine à deux heures du matin descendant par l'échelle, avec l'aide de Mario, pour aller réveiller Félix qui dormait dans la cuisine et l'inviter à venir finir la nuit dans sa chambre. N'ayant pas le courage de remonter, c'est elle qui a fini la nuit dans la cuisine. Le même manège a duré trois à quatre jours car Mario est très minutieux et personne ne doit marcher sur le plancher avant que la troisième couche de crystal ne soit sèche. Un avant-goût de camping car la télé, les divans, les tables sont dans la cuisine. Le lendemain, une belle-soeur de Châteauguay les a hébergés. CHARITÉ oblige.

Belle réunion de famille pour le souper de Pâques chez Dominique et Sonia. Journée idéale pour une corvée de nettoyage de terrain. Vous auriez dû voir Arnaud et Etienne, balais en main, imiter leurs parents en raclant le terrain de leur mieux. C'était tout un spectacle à voir. Les tantes Manon et Rachel surveillaient le déroulement de l'action tout en jetant un coup d'oeil sur la belle Florence qui se promenait sur son tricycle avant son dodo de l'après-midi. A mon tour, j'ai eu l'agréable tâche de la regarder dormir.

Florence - Arnaud - Etienne

Je me demande toutefois si c'était prévu mais je trouve l'idée géniale de recevoir pour le souper de Pâques et en profiter dans l'après-midi pour la grande corvée de nettoyage. Chose certaine, nos hôtes ont eu l'air d'apprécier notre aide. Peut-être que l'an prochain, ça va donner des idées aux autres et nous aurons l'embarras du choix pour accepter une invitation.

Je devrais faire la même chose dans quelques semaines quand viendra le temps de laver les fenêtres. Je recevrais tout mon monde tôt après le diner avec torchons et Windex. Le travail terminé, le souper serait prêt. Bonne idée n'est-ce-pas? Qui dit mieux!

JOYEUSES PÂQUES À TOUS.

Attention tout de même de ne pas forcer sur le chocolat, laissez-en un peu pour les enfants!!! Qu'il soit praliné, fourré, au lait ou aux noisettes, on ne s'en lasse pas. Alors, laissons- le fondre dans nos bouches....pas dans nos mains.

La force c'est de pouvoir casser une barre de chocolat en quatre et de n'en manger qu'un carré. - Judith Viorst.

Le 16 avril 2001

J'aime donc pas ça recevoir un téléphone de la secrétaire de mon médecin qui me dit que ce dernier veut me voir au sujet du résultat de mes analyses de sang et d'urine. Tout est beau mais c'est clair et net que cette visite a fait monter ma pression. Je crois que ce n'est jamais arrivé depuis une bonne dizaine d'années. Il me propose alors de rencontrer un cardiologue qui après avoir étudié mon électrocardiogramme et quelque peu mon dossier des dernières années, me propose une série d'examens entre autres doppler pour les carotides (le dernier date de cinq ans), doppler pour les membres inférieurs (ça c'est vrai que j'ai un problème de circulation) et un examen pour le coeur en médecine nucléaire. Je ne me sens pas plus malade qu'il y a quelques semaines et c'est une chance car j'ai réussi à avoir mes rendez-vous pour août et septembre. Je veux tellement pas être malade!!!

Le beau temps revenu, je réalise que l'hiver m'a rendue paresseuse et je dois faire un effort surhumain pour sortir de la maison. C'est vrai que je dis souvent que je ne souffre pas de solitude; j'ai toujours un tricot à la main devant les quelques programmes de télévision que je regarde ou encore je suis plongée dans un roman. Mais il faut que tout ça change. J'ai besoin d'exercice et mon petit dix minutes, quatre fois par semaine, sur mon vélo stationnaire, n'est pas suffisant pour faire travailler mes pauvres jambes.

Je crois qu'à l'avenir j'accepterai d'aller voir ce qui se passe dans le jardin des voisins. Kingsbury, St-Donat (de bonnes amies) et surtout Ste-Angélique (ma fille Claudine), ce ne sont pas les invitations qui manquent.

Montreal  Matin 1961

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Le 23 avril 2001

Je viens de retrouver dans le banc du piano que j'ai donné à ma fille, il y a sept ans, lors de mon déménagement, une copie du quotidien MONTRÉAL-MATIN en date du 10 janvier 196l. Aussitôt, j'en ai fait faire une copie au laser que j'ai scannée pour vous.

Vous serez d'accord avec moi, que pour paraître à la une dans un journal, ça devait être pas mal spécial. Martine et Claudine sont nées à l'hôpital Ste-Jeanne d'Arc le 8 janvier 196l à cinq heures de l'après-midi et tôt le lendemain, un photographe du Montréal-Matin accourait pour prendre cette photo. Sûrement que ce jour-là aucune nouvelle à sensation ne pouvait attirer les lecteurs et la photo à la une de leur journal d'un jeune couple avec cinq enfants en trois ans et demi ferait l'affaire.

Une chose sûre et certaine c'est que Pierre était très fier de voir cette photo à deux heures du matin à tel point qu'il était allé réveiller sa soeur pour la lui montrer. Je crois que de nos jours c'est assez rare de voir une bonne nouvelle à la une d'un journal.

Ça me fait penser quand Pierre et moi avions été invités à la dernière minute pour participer à l'émission de Lise Payette "Appelez-moi Lise". C'était pour remplacer un invité qui avait été dans l'impossibilité de se présenter. 0u encore à l'émission "Rendez-vous avec Michelle Tisseyre" en mai l96l avec les cinq bébés à l'occasion de la Fête des Mères. Ça prenait beaucoup d'organisation pour ces sorties de dernière minute mais ça faisait tellement plaisir aux grands-parents de voir leur progéniture sur leur écran de télévision. Et aussi aux parents naturellement. J'aimerais pouvoir visionner tous ces beaux moments mais malheureusement dans ce temps-là, y avait pas grand monde qui possédait une caméra-vidéo. J'ai toujours eu une bonne mémoire!!!

Le 30 avril 2001

Pour la vingt-quatrième fois, Rachel est toute fière et avec raison d'avoir contribué à la banque de sang qui, cette fois-ci, sera pour l'hôpital Sainte-Justine. Elle suit l'exemple de son père lequel avait un sang rare (A nég.) et répondait régulièrement à une demande urgente d'HÉMA- Québec. C'est la brave de la famille. Manon, Marie (entre autres) ont déjà eu une faiblesse juste pour une simple prise de sang. Alors, Rachel est notre porte-parole. En haut de soixante ans, on refuse notre sang. J'ai donc une bonne raison de ne pas en donner mais je suis certaine que mon sang est toujours aussi bon. La preuve: sept beaux enfants en santé.

Les grosses journées de chaleur ont pris tout le monde par surprise. L'entretien d'une maison doit se faire quand même. Tout ce que j'ai eu à faire était de me promener d'en avant en arrière pour voir à ce que le peintre ne manque de rien durant ces trois journées de travail. Juste ça et j'en avais assez. A sa prochaine visite, c'est mon climatiseur qu'il aura à installer car d'après les prévisions, on aura un été chaud et humide. 0UF!!!

Belle fête intime pour célébrer le cinquantième anniversaire de mariage de ma soeur Hélène avec Jacques St-0nge. Ça mérite d'être souligné car dans ma famille de dix soeurs, c'est la troisième qui se rend aussi loin. Et aussi la dernière à être fêtée car les autres n'ont plus de conjoint.

Quand on a réussi à se comprendre et à se respecter malgré tout ce qui aurait pu aller à l'encontre d'une telle complicité, quand on a réussi pendant cinquante ans à passer par-dessus les petits différends qui séparent tant de gens, il me semble que ça mérite un certificat de mérite de nos gouvernements. Bravo Hélène. Bravo Jacques.

Le 14 mai 2001

C'est sûrement vrai qu'en vieillissant nos goûts et habitudes changent.. Après 150 pages (sur 700) du roman PARFUM DE CÈDRE commencé il y a quelques semaines, j'en ai abandonné la lecture. C'est clair: j'embarque pas. Pourtant, j'ai bien essayé. Je préfèrerai toujours les biographies et les livres d'histoire romancées tels que Julie Papineau, les trois tomes de Chrystine Brouillet etc. De ce temps-ci, ce sont Le Bel Âge, Chatelaine entre autres qui m'intéressent. C'est court, intéressant et on trouve toutes sortes de trucs.

Trop de journées de chaleur et d'humidité nous ont fait désirer une bonne journée de pluie. Depuis que la pelouse a gagné en popularité, on voudrait que ça ressemble à des verts de terrain de golf, : surtout pas de pissenlits. Pourtant, si on s'assure que les petites rosettes de feuilles au printemps n'ont pas été aspergées de pesticides, on peut les apprêter comme l'épinard. En plus de contenir beaucoup de minéraux et de vitamines, le pissenlit est un tonique pour le foie et il facilite la digestion. 0n peut même le manger en salade et pour en adoucir le goût amer, ajouter de la laitue. Un classique :le vin apéritif. Son goût vous rappellera celui du xérès. (Le Bel Âge - avril 2001) .J'essaierai peut-être un jour!!!!

Étienne et grand-maman

BONNE FÊTE à toutes les MAMANS du monde entier.

Si vous voulez lire un beau texte sur les mères, cliquez plus haut sur les Pensées à retenir.

Avec sept enfants et dix petits-enfants, le téléphone n'a pas beaucoup dérougi pour la fin de semaine de la fête des mères. Des cartes, des fleurs, des gâteries, de la belle visite, je suis privilégiée. La photo ci-contre (avec Etienne) prouve que je suis une grand-maman qui ne manque pas d'amour de sa belle grande famille

Le 21 mai 2001

Un petit chez soi vaut mieux qu'un grand chez les autres (proverbe français). Comme c'est vrai! Je ne veux surtout pas me lancer des fleurs (j'en ai reçu amplement ces derniers jours) mais il paraît qu'une personne ennuyante s'ennuie. En ce qui me concerne, je peux dire franchement que je m'ennuie jamais. Je ne me plaindrai surtout pas de passer un dimanche seule à la maison. Si je me repose dans ma chaise longue sur mon balcon arrière en lisant une revue et que je suis dérangée par les propos des voisins, je prends alors un tricot et ça me permet de revoir ma vie passée. 0u encore je joue une petite partie de Scrabble contre l'ordinateur. J'ai redécouvert cette passion que j'avais partagée avec Pierre les dix dernières années de sa vie. Presque tous les soirs après les nouvelles de Radio-Canada, il nous fallait jouer une petite partie. J'ai même gardé dans un carnet le résultat de ces parties et les quelques dernières jouées furent celles après avoir appris le diagnostic de sa maladie. À ce moment-là, il ne réussissait plus à se concentrer sur ce jeu

Le l5 mai, il y a quelques années, Caroline faisait son entrée dans le monde. Ce moment tant attendu pour des parents tout près de la trentaine nous a comblés de joie. Maintenant, elle nous prépare une belle surprise: d'ici peu de temps, son premier CD de ses compositions verra le jour. Impossible de décrire ici en quelques mots ma fierté. Je vous en reparlerai.

Tous les résidants de la rue Sabatier organisent à chaque année leur vente de garage et des amis m'offrent un petit coin pour vendre des casse-tête, des livres, de la vaisselle etc. C'est la troisième année que le montant récolté va pour les recherches sur la tyrosinémie, maladie génétique dont est atteint mon petit-fils Arnaud. C'est beaucoup de travail les jours qui précèdent mais Manon et Rachel forment une bonne équipe pour l'organisation et la vente. Je réussis parfois à m'échapper pour aller fouiner ailleurs et je reviens toujours avec pas mal de choses. Mes deux grandes me regardent de travers en voulant dire que ça suffit de recommencer à remplir les armoires. J'ai même acheté un petit sapin décoratif pour le temps des fêtes. Pourquoi pas! C'est pas grave car si ça ne convient pas, ça sera pour la prochaine vente. Même François, le curé de ma paroisse, était tout fier de se promener avec ses aubaines. C'est une belle occasion de revoir mes anciens voisins qui me tiennent au courant de ce qui s'est passé d'important dans la dernière année.

Le 28 mai 2001

0n n'est jamais si bien servi que par sa mère (Jacques Pater). Je suis allée faire une petite visite chez Dominique et Sonia dimanche. Je réalise à quel point mes gestes posés ressemblent comme deux gouttes d'eau à ceux de ma mère.

Florence 2 ans

N'est-elle pas mignonne FLORENCE?

Quand elle s'ennuyait de ses petits-enfants, elle me téléphonait et me disait: "Si vous voulez de la visite, nous arrivons en taxi avec le souper pour tout le monde". Sans y penser, j'ai fait exactement la même chose. Une sauce à spaghetti en réserve dans le congélateur, c'est bien pratique et facile à servir. C'est un petit souper à la bonne franquette et ça me permet de connaître plus mon p'tit monde.

Ma mère me disait souvent: "Ne te gêne pas pour me donner ton reprisage et je ferai ce travail dans mes moments de loisir". 0u parfois, elle me disait: "Le poulet est en spécial cette semaine. Je vais en faire cuire deux, je les désosserai et ça te fera un repas de préparé à l'avance". 0u encore elle téléphonait à Pierre à son magasin et lui demandait d'arrêter après son travail car elle m'avait préparé une grosse soupe aux légumes pour ma famille. Elle trouvait que j'avais une bonne besogne et c'était sa façon à elle de me sauver du temps. Je ne pourrai jamais me comparer à cette mère admirable et dévouée mais s'il y en avait une pour me comprendre, c'était bien elle. Elle était passée par là avec sa famille de onze filles et à cette période, elle n'avait pas les commodités que je pouvais avoir dans une maison.

En partant, Dom m'a refilé deux pantalons à réparer. Pas parce que Sonia ne peut les réparer car elle est bourrée de talents mais que voulez-vous, sa mère est là et elle est toujours heureuse de lui rendre un p'tit service à l'occasion. . .

La veille, une petite visite à Châteauguay chez Martine et Mario, qui nous recoivent toujours comme si j'étais de la grande visite. Mes visites se font plus rares à cause de la distance mais j'aime bien voir vivre mon grand Colin, Félix et Coralie dans leur propre maison. Dans mon petit appartement, ils n'ont pas le choix de circuler à leur aise et leur gros bouvier-bernois n'est pas le bienvenu chez grand-maman.

J'ai bien hâte d'aller à Papineauville pour voir Claudine, Jean-Pierre, Virginie et Eloi. Ces deux derniers auront beaucoup de choses à me raconter sur leurs compétitions sportives (tournois hockey, gymnastique etc.)

Le 4 juin 2001

Ces jours-ci, je me sens plutôt maussade. C'est peut-être dû à la température des derniers jours ou encore à mes visites chez le cardiologue qui me tracassent. C'est mon médecin généraliste qui m'a conseillée d'aller voir un cardiologue à cause de ma pression. Je me sens pourtant en pleine forme et ça me contrarie de me faire dire que ma pression a monté. Le nouveau médicament prescrit m'a fait passer quelques nuits blanches. Trop fort, on l'a alors réduit de moitié. Je me sens "cobaye" et je n'ose même plus me rendre dans une pharmacie pour prendre moi-même ma pression. Il me semble que ça ne doit pas être grave à ce point car le cardiologue ne veut pas me revoir avant quatre mois.

Je me trouve parfois égoiste de demander à mes enfants de ne pas me rendre visite tous en même temps. Ils sont bien raisonnables mais j'ai sept enfants qui aiment se rencontrer à l'occasion chez leur mère. Faut dire que je suis rendue à un âge respectable et je veux me ménager pour pouvoir profiter de la vie encore longtemps. Je me souviens d'une fois ou une de mes soeurs m'avait téléphoné un lundi matin pour me dire que ma mère était très fatiguée et qu'il serait peut-être préférable que j'aille voir mes parents pour des courtes visites. Pourtant, il me semble que je n'exagérais pas mais je crois qu'une visite à la maison-mère, y a rien qui peut remplacer ça.

Après une bonne année de permis temporaire, mon beau grand COLIN vient de passer ses examens de conduite et a réussi. Comme je l'envie. Ce n'est pas parce que je n'aurais pas aimé ça mais je devais sûrement avoir d'autres talents. J'ai pris quelques leçons de conduite de Lauzon (dans le temps) et quand le professeur venait me chercher pour ma leçon, c'est juste si je pouvais démarrer car y avait toujours trois ou quatre de mes enfants qui retenaient presque l'auto. J'essaie de me donner des raisons mais chose certaine, je regrette surtout d'avoir tout laissé tomber.

J'ai bien fait rire Hubert dernièrement en faisant comme lui: me coller un tatou (Zellers) sur le bras. Il trouve que sa grand-mère est à la mode. Pour m'épater, il m'a chanté une chanson en anglais: I love you, you love me ..

Chaque année, la nature nous offre le mois de MAI pour se faire pardonner le mois de FÉVRIER - Bill Tammeus

Le 11 juin 2001

Je me trouve pas mal gâtée ces temps-ci. Des fleurs, toujours des fleurs. Je ne me lasse jamais d'en recevoir. 0n me dit que c'est pour me remercier d'avoir eu l'idée avec Pierre de fonder en 1961 une association pour parents de jumeaux.

Mardi soir dernier, c'était l'assemblée générale de l'APJTM pour l'élection du nouveau comité administratif. Quelle joie de revoir des anciennes présidentes de l'Association de Parents de Jumeaux et Triplés de Montréal qui avaient été invitées pour souligner le quarantième anniversaire de l'existence de notre association. Les parents sont toujours fiers de montrer les photos de leurs enfants et semblent bien heureux de constater à quel point notre association a pris de l'ampleur et est bien structurée.

Sur la photo ci-dessous, (La Presse du 6 juin 2001) , je vous présente Hélen Robichaud et son conjoint Daniel Langlais, Marie-Douce et Geneviève (8 ans) ainsi que Gabryel et Alexandre (6 ans). C'est notre grande responsable du JUMELLO depuis plusieurs années et je me demande comment

famille Robichaud-Langlais

elle réussit à mener à bien son rôle de mère, épouse et en plus, elle travaille à l'extérieur. Sûrement une superwoman. Quatre bébés en seize mois, ça me rappelle des souvenirs. Je suis persuadée que l'énergie nous est donnée en double, en triple ou en quadruple quand la famille grossit à ce point en si peu de temps. Faut dire qu'elle sait s'entourer des bonnes personnes pour réussir à nous offrir ce beau journal que les membres de l'Association attendent toujours avec impatience.

MERCI à toute l'équipe pour prendre la relève d'une association qui se doit d'exister.

Petite visite chez l'homéopathe pour une bonne jasette. Mes enfants la visitent régulièrement et m'ont conseillée d'aller la voir pour lui parler de mon bilan de santé. Après les réponses à mes questions et un bon massage, je suis partie bien rassurée. Il y a peu de tension dans mon affaire si bien que le stress accumulé disparaît par enchantement.

Le 18 juin 2001

Après "La liberté n'est pas une marque de yogourt", Pierre Falardeau persiste et signe "Les boeufs sont lents mais la terre est patiente". Il ne mâche pas ses mots mais je crois sincèrement qu'il y a bien du vrai dans tout ce qu'il raconte. J'ai bien hâte d'aller voir son film sur DeLorimier, un des Patriotes pendu à la prison du Pied-du-Courant le 15 février 1839. Si j'avais à revivre une deuxième vie, j'irais sûrement à l'Université et c'est en histoire que je me dirigerais. J'ai lu les deux tomes de Julie Papineau et j'ai adorés.

Je viens de recevoir trois gros romans mais comme je crains de perdre mon temps à lire des petites histoires à l'eau de rose, je les ai refilés à ma voisine qui va les lire et me les recommander, si cela en vaut la peine.

Avec les journées chaudes et humides de la semaine dernière, j'ai préféré rester dans ma maison climatisée et j'en ai profité pour visionner un très beau film "L'0euvre de Dieu et la part du diable" de l'écrivain américain Irving. C'est assez rare que je m'installe devant la télé sans tricot à la main car habituellement, j'ai toujours peur de perdre mon temps avec une émission qui n'en vaut pas la peine. L'histoire se déroule en partie dans un orphelinat et cette fois-ci, ça valait bien la peine d'y porter toute mon attention

J'ai reçu une belle invitation pour aller chez Claudine et Jean-Pierre pour fêter la Saint-Jean avec un bon "méchoui" au menu mais je crois bien que je vais laisser ma place aux jeunes car ils attendent un bon groupe de campeurs sur leur terrain. Et ça va fêter, croyez-moi. J'irai plutôt prendre part aux activités qui se dérouleront dans les parcs au bord du fleuve.

BONNE FÊTE de la SAINT-JEAN!

Le 25 juin 2001

Quand je planifie une sortie, c'est plus fort que moi, je ne me déplace pas pour une petite demi-heure. Pourtant, à Laval, c'est pas loin mais comme je n'ai pas d'auto (ça s'peut pas une femme comme moi sans permis de conduire), il me faut me trouver un chauffeur à ma disposition. Rachel est assez disponible ces temps-ci et on part tôt pour voir tout mon monde.

Un petit arrêt chez Germaine et Gérard car je n'avais pas vu mon beau-frère depuis six mois. Il traverse présentement un mauvais quart d'heure côté maladie mais avec les bons soins de Germaine et leurs enfants tout autour, la vie est belle.

Ensuite, au Carrefour Laval, une petite surprise à Louise qui travaillait comme bénévole pour Héma-Québec. J'en ai profité pour faire comme si j'étais un donneur et j'ai eu droit à un bon café et beignes car à deux heures de l'après-midi, mon petit déjeuner était assez loin.

C'était le 75ième anniversaire de naissance de ma soeur Thérèse et nous étions bien contentes de lui offrir nos voeux en personne. 0n peut pas dire qu'elle et Henri sont rayonnants de santé mais ça ne les empêche pas de faire des courtes balades en auto, prendre un p'tit repas au restaurant de temps à autre et finir plus souvent qu'autrement avec une bonne petite partie de scrabble dans la soirée. Henri est assez difficile à battre à ce jeu de mots.

J'ai gardé le dernier arrêt pour Dominique et Sonia car l'heure du souper approchait et nous sommes toujours les bienvenues n'importe quand. Les derniers enfants de sa garderie venaient tout juste de quitter et nous avons bien apprécié se retrouver tous ensemble autour d'un bon p'tit lunch. Que ce soit avec un roastbeef, un spaghetti ou des hot dogs, on me sert toujours un verre de vin. C'est sûrement parce que je suis la bienvenue.

J'ai bien hâte d'avoir des nouvelles du fameux party "méchoui" chez Claudine et Jean-Pierre. Il aurait peut-être été préférable de mettre leur chapelet sur la corde à linge pour demander du beau temps. Ont-ils remis la cuisson de l'agneau au lendemain?

De mon côté, j'ai pu regarder quelques émissions en direct du Québec en fête. Beaucoup d'anciens films québecois étaient à l'affiche mais j'ai préféré regarder à Télé-Québec une belle émission "l'Oeil ouvert" sur l'auteure canadienne Gabrielle Roy. J'ai bien apprécié car j'ai lu il y a quelques années sa biographie (900 pages) qui m'avait captivée du commencement à la fin.

"Comme si c'était cela la mort: tous les instants de la vie réunis". - Gabrielle Roy.