Le 23 juin 2003
Qui
a eu cette idée folle un jour d'inventer l'école?
Sacré Charlemagne! Sûrement une bonne idée
car la dernière journée a été
soulignée en grand dans la cour d'école, juste
en arrière de la maison où je demeure. Musique
toute la journée. Je me suis même mêlée
aux enfants qui ont pu s'amuser une grosse heure avec des
gros jouets gonflables tels que le parc jurassique etc.
Ils avaient même pu se baigner la veille dans une
grosse piscine gonflable.
Photo croquée sur le vif à la fin de la journée. Je crois bien qu'elle avait le coeur gros de laisser toutes ses amies jusqu'en septembre.
"
Les enfants, il vaut mieux les réussir, sinon ils
ne vous ratent pas - Jean Cocteau, écrivain et cinéaste
français (1889-1963).
Avec mes surs Denise, Louise, Thérèse et mes deux grandes filles Rachel et Manon, nous avons profité de la belle journée de dimanche pour nous rendre au cimetière pour une petite visite à nos défunts. J'ai pas mal moins aimé lire sur le monument du terrain de la famille où reposent les cendres de Pierre ce qui suit : " mon nom gravé au-dessous de celui de mon mari avec mon année de naissance et un petit tiret après lequel on devra ajouter la date de mon départ ". J'ai encore tellement de choses à faire ici sur terre (je n'ose pas énumérer tout ça ici) que ça va sûrement me prendre quelques décennies avant de passer au travers de tout ça.
Pour accepter l'invitation de Marie pour aller me rafraîchir dans une piscine, il faut réellement que la chaleur m'accable. Nous avons donc passé la journée d'hier chez Martine et Mario où c'est toujours une fête de nous retrouver tous.
Le 30 juin 2003
L'EAU, la goutte de Vie! Habituellement, je n'ai jamais soif. Mais je peux dire que depuis une semaine, je n'ai jamais bu autant d'eau. Quand je vais au resto avec mes filles, elles me forcent à boire mon grand verre d'eau et m'attendent avant de sortir jusqu'à ce que j'aie bu jusqu'à la dernière goutte. Faut surtout pas que je me plaigne car je n'ai pas d'enfants qui se pendent à mes jupes et pas de gros repas à préparer. J'apprécie toujours une grosse pluie comme hier pour rafraîchir l'air.
C'est
moins drôle de se retrouver sur la rue Ste-Catherine
pour aller voir ce qui se passe pendant le Festival de JAZZ
et devoir quitter plus tôt à cause de la pluie.
0n s'en va donc chez grand-maman souper avec notre lunch.
Ils sont arrivés tout trempés et ont dévoré leur poulet Score (publicité gratuite). que Sonia avait acheté au coin de chez nous. C'est donc pas compliqué recevoir une famille alors que je n'ai rien à préparer. Je pensais pouvoir manger un peu de leurs frites mais je n'ai eu qu'à les regarder dévorer leur lunch.
J'ai
assisté à leur premier tournoi de baseball
samedi. Leur grand-père aurait aimé ça
être pas loin sur le terrain car durant toutes les
années où Dominique faisait partie d'une équipe,
même dans le junior, il manquait rarement une partie.
Je pense bien que Pierre aurait réussi à leur
donner quelques petits trucs mais Dominique s'en tire très
bien. (à droite Arnaud)
Les COYOTES de Laval avaient gagné le matin, perdu dans l'après-midi quand je suis allée les voir mais ont mérité quand même une médaille pour leur participation.
Je
peux dire que Rachel est là pour encourager ses deux
neveux C'est donc au tour des parents maintenant de se promener
dans les parcs pour voir évoluer leurs enfants. Tel
père, tel fils.
(à gauche Etienne)
Y aussi le beau ELOI à Claudine, Félix et Colin à Martine qui jouent au soccer ou au baseball (???) mais ça commence être un peu loin pour assister aux parties. Y aura sûrement des tournois à Montréal et j'aurai l'occasion d'aller les encourager. Sans oublier Florence (4 ans) qui fait partie de l'équipe de soccer POKEMON.
Le 7 juillet 2003
Quel
plaisir de ne pas avoir de déménagements dans
notre famille cette année. C'est ce que je pensais
mais j'avais oublié ma belle SOLEIL qui revenait
d'un voyage de six semaines en Europe et qui avait préparé
son nouveau logement avant de partir. Ce ne fut pas compliqué
car s'il y en a une qui se débrouille bien, c'est
elle. Tout ce que nous avons eu à fournir, ce sont
quelques gros sacs noirs pour transporter la veille du premier
juillet les petits effets qui restaient dans son ancien
appartement.
J'avais des remords samedi dernier quand je pense à tout le monde qui se déplace avec leur chaise pour se trouver un p'tit coin sur la rue pour voir les feux du Mondial SAQ. J'ai la chance de pouvoir monter sur la terrasse du 5ième étage où j'habite pour admirer les feux. C'était vraiment impressionnant de regarder le ciel s'illuminer aux couleurs de l'Italie. Surtout du rouge et du vert.
Y a rien comme de les voir sur place car j'y suis déjà allée dans les premières années mais c'est tout de même un beau spectacle à apprécier.
J'ai
passé deux bonnes heures dans sa balançoire
avec ma belle-sur Florence qui fêtera bientôt
son 89ième anniversaire de naissance. Je l'ai écoutée
religieusement me raconter une partie de sa jeunesse. Ça
s'peut quasiment pas mais c'est vrai car mon mari Pierre
m'en avait déjà parlé. À l'âge
de 18 ans, elle travaillait depuis quelques années
dans un Woolworth, rue St-Hubert. Un jour, sa mère
Alice lui dit qu'elle doit arrêter de travailler pour
s'occuper de la maisonnée dont quatre frères
plus jeunes et un bébé de cinq mois et demi
pesant deux livres à sa naissance. Après dix-neuf
grossesses, c'était clair et net qu'elle était
épuisée. Seulement six ont survécu.
Elle partit donc avec son petit sac contenant ses effets personnels et se rendit seule en tramway à l'Hôtel-Dieu.
Pour commencer, ce fut l'opération pour le foie. Quelques semaines plus tard, on lui a enlevé un rein (flottant). Après deux mois et demi, elle a pu retourner chez elle. Elle pesait 68 livres. Je crois qu'elle avait presque oublié avoir donné naissance huit mois plus tôt à un garçon qui demandait beaucoup d'énergie, malgré son petit poids. Après quelques semaines de convalescence à la maison, elle a repris des forces et Florence a pu réintégrer le marché de travail. 0n peut presque dire que ma belle-mère a commencé à profiter de la vie à cinquante ans. Elle a fait quelques beaux petits voyages dont une croisière à Nassau, a pu visiter sa famille à la Baie de St-Paul à plusieurs reprises et voir ses petits-enfants grandir. Elle est décédée à l'âge de 92 ans. Je suis revenue à la maison bouleversée et avec raison. Je vous ai parlé de ma belle-mère mais ce n'était guère différent du côté de ma mère qui a eu onze filles, trois garçons décédés en bas âge et trois fausses couches. 0n devrait canoniser ces bonnes mères de familles, des saintes femmes! Tout ce que je regrette c'est de ne pas avoir connu mes grands-parents qui demeuraient trop éloignés de chez nous. Tel que je me connais, j'en aurais posé des questions!.
Il me semble que si on prenait le temps de vivre, on pourrait trouver quelques heures de temps à autres pour demander: " Raconte-moi un peu comment ça se passait quand tu étais jeune grand-maman?
Je n'ai pu réussir à terminer le roman commencé " Un gant de fer " de Claire Martin. Une autre belle histoire de famille à lire et surtout tellement bien écrite.
Le 14 juillet 2003
.Je trouve les journées et les semaines trop courtes quand je pense à toutes les visites que je dois faire cet été. Je ressemble un peu au curé qui fait ses visites de paroisse. J'ai pas le temps de faire le tour que je dois recommencer avec la première. Sans compter quelques bonnes amies que j'ai dû délaisser suite à un déménagement en Estrie. Je ne m'en plains pas car c'est toujours agréable ces quelques heures passées à parler de choses et d'autres.
Ça
fait très longtemps que je promets à ma sur
Germaine de passer plusieurs jours chez elle. Je lui ai
donc rendu visite avec ma sur Denise et ma fille Rachel.
Comme dirait Annie Pelletier dans la pub de Valcartier :
" Une journée, c'est pas assez ". Surtout
quand nous devons attendre notre tour pour prendre la parole
car dans ma famille, des trous dans la conversation, on
ne connaît pas ça. Quand les sept surs
se rencontrent à l'occasion, il faut presque lever
la main pour avoir droit de parole. Je peux toutefois dire
que nous n'avons jamais essayé de régler des
problèmes politiques. 0n préfère plutôt
parler de notre progéniture et ça, c'est notre
richesse. .
Je n'ai jamais le temps de m'ennuyer. En prenant sa petite marche de santé, Marie vient me voir une couple de fois par semaine. Sans parler des autres enfants qui s'arrêtent régulièrement pour me saluer.
Claudine vient tout juste de partir après m'avoir éclairé sur toutes sortes de petites choses que je ne comprends toujours pas et d'autres que j'oublie concernant ma page personnelle. Je crois que les petits tiroirs dans ma tête sont tellement pleins qu'il va me falloir faire le ménage dans tout ça pour garder seulement les choses les plus importantes. Comme on dirait dans le langage informatique, vider le cache en mémoire.
Je suis à relire les deux premiers livres de Denise Bombardier "Mon enfance à l'eau bénite" et "Tremblement de cur" avant de m'attaquer au dernier qui est sorti récemment. Je suis certaine de ne pas être déçue si je me fie aux deux premiers que j'ai bien aimés.
Le 21 juillet 2003
Une petite visite annuelle chez mon cardiologue pour me faire dire que ce ne sont pas des patientes comme moi qui vont le faire travailler jusqu'à sa retraite. Une façon de me dire que tout va bien, comme l'an dernier. J'ai ben d"la misère à les suivre ces spécialistes de la santé. Dans un mois, ce sera l'ophtalmologiste pour vérifier s'il n'y a pas un commencement de cataracte. Cinq mois plus tard, chez mon généraliste qui devra vérifier le résultat annuel de mes analyses de sang et renouveler ma prescription pour six mois. Sans oublier l'autre spécialiste qui veut me voir à l'occasion pour mes jambes etc. ALOUETTE Ah!
Dans
le cadre du Festival Juste pour Rire, mes deux grandes jumelles
participent depuis six ans au défilé du WEEK-END
des jumeaux.. C'est une grosse fête et d'année
en année, elles revoient souvent les mêmes
figures qui viennent d'un peu partout. Surtout Patricia
et Caroline qu'elles voient grandir en beauté.
Lucie et Luce Rozon, elles-mêmes jumelles, sont les organisatrices de ce gros rassemblement. Le défilé est bien organisé par groupes d'âges de zéro à 77 ans et plus. Des beaux prix sont tirés au sort tels que voyages mais faut être chanceux pour gagner parmi plus de deux mille participants. 0n peut voir tout en double cette journée-là et y a des rabais dans tous les kiosques "Deux pour le prix d'Un".
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Difficile de dire qui est Caroline
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Une jeune maman fière de |
Il ne se passe pas beaucoup de semaines dans ma famille sans avoir un anniversaire à célébrer. Dimanche, c'était celui de ma bru SONIA, la conjointe de Dominique. Toujours souriante, elle nous reçoit à bras ouverts. Je peux tout de même dire que Dominique a préparé le souper. J'ai apporté le dessert. Mais ne vous demandez pas qui a ramassé et mis de l'ordre dans la cuisine: SONIA aidée naturellement de Marie, Rachel, Manon et moi-même. 0n a d'la misère à la faire asseoir celle-là, même le jour de sa fête. Pas moyen. Elle est un peu comme sa belle-mère (moi) et Dominique est le vrai portrait de son père. À regarder le gâteau, y me semble que j'en mangerais un autre morceau!

Joyeux anniversaire Sonia!
Le 28 juillet 2003
C'est le temps des vacances et beau temps, mauvais temps,
on en profite. L'humidité et la pluie, on a connu
ça les dernières semaines mais ça n'a
pas empêché Martine
et Mario
de m'accorder la journée complète de samedi
pour me promener dans les magasins de meubles. Je me
cherchais
seulement un petit mobilier de cuisine. Le choix est tellement
grand que je n'ai pris aucune décision mais je sais
maintenant ce que je veux. Ça me fait penser quand
je vais manger à l'occasion dans un restaurant grec,
les assiettes sont tellement remplies et débordantes
de bonnes choses que j'en ai l'appétit coupé.
Nous sommes allés voir Jeanne et Marcel, nos deux jubilaires du 25 mai dernier. Mario n'avait pas oublié la demande de Jeanne de lui écrire un poème. Une femme de 86 ans qui demande un poème à son neveu, c'est assez spécial et ce dernier ne l'a pas oublié. Je vous laisse donc le plaisir de le lire.
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Pour vous Jeanne Je
cherche les mots les plus beaux, les meilleurs J'aimerais
tant donner une jambette au temps Chaque
famille a son histoire inachevée Ce
ne sont pas le rimes qui font la poésie Mario
Labrecque |
Jeanne était toute excitée et heureuse de ce cadeau. Quand bien même je serais allée à l'Université, je n'arriverais jamais à écrire de si touchants poèmes. À chacun son talent. J'ai bien apprécié ma journée mais quand vous restez bien assise dans l'auto avançantà la queue leu leu pour traverser le pont Champlain, le double du temps pour se rendre à destination, je suis revenue à la maison brûlée, À tel point qu'il m'a fallu dormir un p'tit somme dans la soirée mais j'ai bien apprécié cette promenade. C'est sûrement dû un peu à l'âge mais faut profiter de toutes les invitations. Les jours qui suivent, on a qu'à prendre ça aisé.

Une petite visite en vitesse pour dire un beau bonjour à grand-maman Yolande avant de partir pour Cape May comme à chaque année. Dominique et Sonia préfèrent se rendre dans ce coin pour la chaleur de l'eau car dans les provinces maritimes, l'eau est plus froide. Une petite promenade sur Masson (Florence, Étienne, Sonia et Arnaud ) pour un bon cornet, quoi de mieux pour commencer les vacances.
Le 8 août 2003
Non, non, non, je n'ai pas oublié d'écrire ma dernière édition. Comme tout le monde, je prends des petites vacances. Je me promène d'un endroit à l'autre, deux trois jours à chaque endroit. Je reviens à la maison un peu pour reprendre mon souffle et je repars chez un autre de mes enfants.
C'était au tour de Marie de m'amener passer une journée à Kingsbury dans les Cantons de l'Est, chez ma grande amie Gisèle. Je les vois à l'occasion quand elle vient à Montréal avec Louis son mari. Ça faisait deux ans que je n'étais pas allée leur rendre visite. J'avais même apporté quelques effets personnels au cas où je serais invitée pour quelques jours mais le lendemain, ils partaient passer la journée chez des amis à St-Pierre les Becquets. Je devrais me reprendre une autre fois car l'endroit est magnifique et reposant.
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Eloi, Virginie, Claudine
et Hubert, Yolande et Marie - Août 2003 |
Quelques jours plus tard, direction Ste-Angélique chez Claudine et Jean-Pierre. Avec le beau Hubert, nous avons passé trois belles journées. Virginie et Eloi sont pas mal fins et les parents font tout pour rendre notre séjour agréable.
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Yolande qui prend
un bain de soleil en |
Je
ne suis pas une grande baigneuse mais avec l'humidité
qu'il faisait, j'ai apprécié passer des heures
à l'eau avec les .enfants. Virginie a donné
des cours de natation à Hubert qui a fait des progrès
remarquables grâce à la patience de sa cousine.
Sur le tremplin, au début, ça lui prenait tout un assortiment de flotteurs avant de se décider de sauter à l'eau mais vers la fin, seulement des petits flotteurs aux deux bras et 1.2.3 - GO.
Il est bien fier de ses exploits car il était un peu craintif dans l'eau.
En
plus des deux chiens, trois chats, j'avais comme décor
sur le balcon arrière des nichoirs suspendus aux
vinaigriers pour tous les oiseaux qui viennent se nourrir.
Y en avait tellement que je ne suis pas assez connaissante
pour les nommer. Une chose est certaine c'est que les colibris
sont faciles à distinguer des autres. Ce petit oiseau-mouche
qui peut traverser les 900 km du golfe du Mexique d'un coup,
c'est très impressionnant comme performance.
Claudine a même trouvé un petit merle bleu sorti du nichoir trop tôt. Elle n'a pas hésité une seconde à le retourner dans son nid avec sa famille. Si elle avait eu du cognac, c'est sûr qu'elle lui en aurait donné quelques gouttes pour lui redonner de l'énergie. Elle l'a déjà fait avec un oiseau qui s'était blessé en frappant une vitre de ma maison en pleine ville.
Le
retour s'est fait à la pluie battante à tel
point qu'il nous a fallu quitter l'autoroute pour bifurquer
sur une petite route de campagne. Une petite demi-heure
pour s'arrêter à une cantine pour une frite
plus ou moins bonne et HOP on repart.
J'apprécie retrouver ma tranquillité mais j'aime bien ces petits séjours chez mes enfants pour les voir évoluer dans leur décor. J'ai sûrement traversé ces périodes d'action quand les enfants étaient petits mais j'étais vraiment plus jeune. Le soccer, on entendait pas parler de ça. Pour Dominique, y avait le baseball l'été et le hockey l'hiver. Mais je devais sûrement courir les mois d'été pour leur organiser des loisirs dans les parcs et camps de vacances.
Dominique vient de me téléphoner pour me dire qu'il est de retour après dix jours passés au bord de la mer dans un terrain de camping au New Jersey. Une invitation pour un souper à la bonne franquette pour les entendre nous raconter leur vacances.
Le 20 août 2003
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Florence, Étienne et Arnaud (août 2003) |
Les enfants de Dom et Sonia ont profité de leur séjour au New Jersey comme on peut voir sur la photo. Sur dix jours, cinq journées avec du beau soleil. Même avec le confort d'une bonne roulotte, quand il pleut, c'est donc pas drôle le camping.
Ma seule expérience en camping , c'est en 1980 lorsque nous sommes allés à Vancouver voir Soleil âgée de deux mois. Nous ne pouvions revenir au Québec sans avoir vu les Rocheuses et le seul endroit libre pour nous recevoir était un camping. Tous les hôtels affichaient "complet". Ça en valait la peine mais je ne peux supporter les araignées et n'importe quelle bibitte. Je ne suis donc pas une adepte de coucher sous une tente.
Je ne me suis jamais autant baignée que cet été. Encore en fin de semaine chez mes trois soeurs qui demeurent dans un immeuble avec une belle piscine. La semaine précédente, c'était chez Claudine et une autre fois, chez Martine. J'en profite et ça me rappelle des souvenirs. Quand mes sept enfants étaient en bas âge, nous réussissions toujours à trouver une âme charitable pour nous faire profiter de leur piscine. Je trouvais mes grandes nièces bien patientes de garder toujours le sourire. Nous n'abusions jamais de leur accueil car la famille était grande à tel point que nous les visitions seulement une ou deux fois par été.
J'ai commencé à trouver ça moins drôle quand on a réalisé que ça faisait beaucoup de monde au même endroit. Il nous a fallu changer notre routine. Pierre me laissait avec trois ou quatre enfants chez une de mes soeurs et lui trouvait un autre endroit chez des amis avec les autres enfants pour quelques heures.
Finalement, on a trouvé la solution idéale. Toute la famille au complet, nous partions les beaux dimanches pour l'île Ste-Hélène. Nous nous installions devant le restaurant Hélène de Champlain avec nos chaises longues, nos journaux de fin de semaine. Les cinq grandes allaient se baigner et se surveillaient entre elles. Seulement Marie et Dominique à s'occuper, c'était presque reposant. Nous revenions à la maison après le souper et l"heure du coucher n'était pas loin.
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Manon(?), Rachel(?),
marie, Pierre, Dominique, Caroline, |
L'année de l'Expo, nous avons loué un chalet à Verchères au bord du fleuve. (photo ci-contre) Une autre année, au Lac Pauzé. C'était toute une organisation car Pierre travaillait les jeudis et vendredis soirs et le samedi toute la journée. Il venait au chalet le mercredi soir et le samedi pour s'en retourner le lundi matin.
Nous avons fait quelques séjours au bord de la mer à Wells Beach. Nous avions laissé Caroline chez des religieuses au lac Massawippi et la familiale remplie de bagages, nous partions en amenant avec nous tante Florence pour lui faire voir la mer et sûrement pour me donner un p'tit coup de main quand Pierre s'absenterait à quelques reprises pour aller jouer au golf à 0gunquit.
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"La mélodie
du bonheur" |
0n part donc tôt le matin, sans réservation et rendus à destination, le bureau de location est fermé. Nous avons dû louer deux motels pour loger tout notre monde. Nuit assez mouvementée. Le lendemain matin, Pierre part à la recherche d'une maison et quelle mauvaise surprise: une crevaison. Tous ces petits inconvénients ont été oubliés à la vue de la mer. (photo ci-contre lors d'un voyage de retour de Wells). Claudine a baptisé cette photo: "La mélodie du bonheur". Cet été-là, nous étions partis seulement avec les quatre jumelles. Probablement que les marraines s'étaient offertes pour garder les trois autres. Les temps ont changé, c'est maintenant au tour des enfants de faire apprécier la mer aux petits.
Chose sûre et certaine, fallait s'organiser d'avance pour les mois d'été. Trois en pension pour un mois chez des cousins du bas de Québec. Camps de jour aux grèves à Contrecoeur. Une autre année, deux au Camp Edphy et j'en oublie...Sûrement des beaux souvenirs...