Le premier juillet 2002
Je reçois la visite quelquefois d'un bel oiseau, toujours bien vêtu, de rouge écarlate. Il se déplace avec agilité et bon élan. . J'aurais tant voulu prendre une photo de ce beau cardinal pour montrer à ma fille Claudine que même en pleine ville, nous pouvons les entendre fredonner un air simple et invitant. . Je suis certaine qu'il va revenir me voir et je pourrai alors prendre une photo pour lui prouver que même en pleine ville, les oiseaux nous font parfois un clin d'oeil.
Première
baignade de l'été hier chez Martine et Mario.
La journée idéale pour flâner dans la
piscine durant des heures.
Coralie (ci-contre)est toujours souriante avec les visiteurs mais faut dire que nous n'abusons pas trop de leur hospitalité. Elle aime beaucoup son petit cousin Hubert et ce dernier peut l'occuper à plein temps..
Aujourd'hui, je devrai me contenter de me rendre sur le toit de l'immeuble pour profiter d'une bonne petite brise. Samedi soir, j'ai pu voir de haut et de loin les feux d'artifice de la Belgique. Une bonne demi-heure d'un spectacle grandiose et gratuit.
Une grande amitié qui dure depuis soixante ans avec une compagne de classe avec qui j'ai étudié en huitième et neuvième année, c'est assez rare. Nous nous sommes perdues de vue car la famille était retournée vivre à St-Hyacinthe et ne pouvait s'habituer à une grande ville comme Montréal. Chaque année, pendant soixante ans, nous avons échangé des cartes d'anniversaire, de bonne année et à l'occasion, de prompt rétablissement, de sympathies etc. Nous nous sommes revues jeudi dernier avec sa soeur pour un petit brunch près de chez nous et ensuite nous avons continué la conversation à la maison pour un bon trois heures à se rappeler nos souvenirs d'enfance. Ces moments-là sont magiques.
Je pense tout à coup aux familles en plein déménagement ces jours-ci et j'ai honte un peu de me plaindre de la chaleur. Je peux vous dire une chose c'est que je ne suis pas choquée du tout d'être installée ici et de penser que je n'aurai plus jamais à déménager. Comme dirait ma soeur Denise: "Mon prochain et dernier déménagement sera en Haut, au Ciel"..
Ah les fraises et les fraises!!! Hubert est allé cueillir des fraises lui-même avec ses parents et m'en a rapporté un beau panier à l'heure du souper. Heureusement que j'avais de la visite pour se servir généreusement car je crois que je les aurais toutes dévorées. Je ne sais pas si c'est la pluie, la chaleur, le soleil ou l'humidité qui les a rendues si grosses et si savoureuses mais je me suis tout simplement régalée. . J'adore les fraises tout simplement, pas en tartes ou en shortcake mais nature.
J'ai passé une partie de la semaine à me promener dans des centres d'achats pour profiter de la climatisation ou chez mes enfants pour leur piscine et le confort de leur maison avec thermo-pompe.
Je ne veux pas faire de mauvaise publicité mais j'ai fait installer un p'tit bijou de climatiseur, ventilateur, déshumidificateur et même chaufferette dans ma chambre. Tout ça dans le même appareil. Aucune autre fenêtre de ma maison ne pouvait recevoir cet appareil. Comme je devais fermer toutes les fenêtres et portes de la maison, j'étouffais. Il m'aurait fallu rester dans ma chambre, la porte fermée, toute la journée. Je me suis donc résignée à le faire enlever et continuer avec mon appareil de ventilation sur pied.
Je me disais que peut-être les journées aussi chaudes et humides ne se reproduiraient pas mais je crois me tromper car présentement, y fait chaud!!! Je ne devrais pas me plaindre car tout ce que j'ai à faire n'est pas une urgence et peut être remis au lendemain.
J'ai eu la visite de ma webmestre Claudine pour quelques jours. Je ne sais pas comment l'appeler celle-là mais quand elle vient à Montréal, une vraie tornade tellement son programme est chargé. Premièrement, sa mère qui l'attend pour lui demander conseil concernant sa page personnelle Web, son scanner, sa caméra numérique etc. Y a des opérations que je ne fais pas souvent et quand je viens pour les refaire, j'ai un trou de mémoire. Ensuite, elle court partout dans les magasins pour acheter ce qui lui manque car elle ne vient pas souvent à Montréal. Ensuite, une rencontre avec sa soeur jumelle dans le bas de la ville pour assister à un spectacle dans le cadre du Festival juste pour rire.
Avant
d'aller chercher Virginie et Eloi (photo ci-contre) qui
étaient chez leur père pour quelques semaines,
je suis certaine qu'elle est retournée voir le petit
chien dont elle m'a parlé pendant deux jours. Je
croyais bien qu'avec Vanille, son goût pour les chiens
serait apaisé mais non, elle rêve encore d'en
avoir un autre pour donner un compagnon à Vanille
et Whippet (son chat). La semaine prochaine, je pourrai
vous dire son nom car j'ai l'impression qu'il fait déjà
partie de la famille. Je crois bien que Jean-Pierre ne demande
pas mieux que de faire plaisir à tout son monde et
même s'il préfère les chats, Vanille
fait partie de sa vie. Toute sa jeunesse, en pleine ville,
Claudine a été privée du plaisir des
animaux. Maintenant qu'elle demeure à la campagne,
elle réalise ses rêves.
Je viens tout juste de terminer la lecture du roman "Julie de Saint-Laurent" de Janik Tremblay, née à Chicoutimi. . C'est l'histoire de la maîtresse du prince Edouard, quatrième fils du roi de Grande-Bretagne , Georges III et le futur père de la reine Victoria. J'adore ce genre d'histoire romancée mais je l'aurais préféré un peu plus court en omettant des détails qui à mon goût n'ont fait qu'ajouter plusieurs pages à ce roman. J'ai bien aimé quand même.
J'avais des remords un peu de me soustraire à la demande de Dominique et Sonia pour un coup de main pour vider les armoires de cuisine car des ouvriers doivent entrer dans leur maison dans quelques jours pour en installer des nouvelles. Mes deux grandes filles ont passé plusieurs heures dimanche à leur donner un coup d'main. Je réalise que tout ce monde peut se passer de moi et de mon côté, je me suis reposée sur mon balcon avec mon roman à terminer. Je me trouve parfois un peu égoiste mais si je veux vivre longtemps et en forme, y a rien comme de se la couler douce!!!
J'ai tellement chaud aujourd'hui que mes doigts restent collés sur le clavier. Je vais donc accepter l'offre de ma fille Rachel pour aller passer quelques heures dans les centres d'achats avec air climatisé. Ça rafraichit sur le moment mais l'effet est de courte durée car au retour, je suis allée sur la terrasse au cinquième pour profiter du vent. J'ai terminé un étonnant voyage qui nous permet de mieux connaître les gens qui ont façonné notre pays au fil des jours. "Vivre, aimer et mourir en Nouvelle-France". André Lachance, historien, nous fait connaître le quotidien des habitants aux dix-septième et dix-huitième siècles.. Je réalise que j'en aurai toujours à apprendre sur mes courageux ancêtres.
Le
téléphone sonne pas mal moins souvent ces
jours-ci car quelques-uns de mes enfants sont partis en
vacance. Pas de nouvelles, bonnes nouvelles. Je reçois
des invitations pour me baigner chez Martine et Claudine,
les deux seules qui ont une piscine mais je me dis toujours
que demain, ça sera plus frais. Je prends ça
une journée à la fois. Quand j'en aurai assez
de cette chaleur et humidité, je saurai où
aller.
Ça bouge pas mal dans le bas de la ville dans le cadre du Festival Juste pour Rire. Depuis déjà cinq ans, le défilé des jumeaux attire beaucoup de monde. J'ai retrouvé la photo ci-contre dans un fond de tiroir. Si un tel défilé avait existé en l963, j'aurais eu peut-être le goût et le courage de me mêler à cette foule. Ça vient de partout pour en faire partie ou tout simplement pour le plaisir de voir en double.
Je
vous présente Lucile du Togo. Je l'ai rencontrée
hier lors d'une petite fête organisée par le
curé pour nous présenter les jeunes reçus
par des bénévoles de la paroisse pour la Journée
Mondiale de la Jeunesse. Après la messe, un petit
brunch au sous-sol de l'église nous a permis de faire
plus ample connaissance avec une dizaine de jeunes tous
du Togo .Nous avons même eu droit à un petit
spectacle de danse et de chant de leur pays. Ils ont assisté
hier soir à un beau spectacle au Stade 0lympique.
Au retour, dodo tôt car vers sept heures ce matin,
tous ces jeunes se rencontraient pour le départ vers
Toronto prévu pour neuf heures. Dix mille de ces
jeunes nous ont visités au diocèse de Montréal
pour une période de cinq jours. C'est dimanche le
28 que des centaines de milliers de jeunes seront rassemblés
autour du Pape Jean Paul II. J'aimerais être un petit
oiseau pour voir ça mais je devrai me contenter de
reportages télévisés.
C'est bien pratique de faire partie d'une grosse famille car on n'a pas de problème quand des chaleurs comme celle d'hier nous accablent. Je me suis rendue à Laval pour la journée, où trois de mes soeurs demeurent dans le même grand immeuble, avec piscine. Ma dernière visite chez elles remonte au premier janvier. 0n a même eu de la difficulté à se repérer car depuis six mois, .le petit centre d'achats du coin a été complètement démoli pour faire place à un autre gros projet. Quand le bâtiment va, tout va, tout va! En tout cas, ça bouge pas seulement à Montréal mais en banlieue également.
.J'avais même prévu rester chez Louise pour quelques jours mais je me sentais tellement rafraîchie par les quelques heures passées dans la piscine en bonne compagnie que j'ai préféré revenir chez moi dans mes affaires. Disons qu'en prenant de l'âge, rien peut remplacer le confort de son lit.
J'ai suivi religieusement avec beaucoup d'émotion le passage de Jean Paul II à Toronto dans le cadre de la JOURNÉE MONDIALE de la JEUNESSE. "Vous êtes le sel de la terre, vous êtes la lumière du monde" paroles de je ne sais quel évangéliste mais qui ont été répétées à plusieurs reprises. Les jeunes cherchent à donner un sens à leur vie et la plus belle preuve est ce grand rassemblement.
Mercredi
le 24, douzième anniversaire du décès
de mon époux, du père de mes enfants.et du
grand-père de mes petits-enfants. Nous avons passé
une petite heure au cimetière pour le saluer et en
profiter pour enlever les mauvaises herbes autour des plants
de menthe. Au moindre petit vent, nous pouvions en respirer
l'odeur qui s'en dégageait. À tel point, que
j'avais parfois l'impression que Pierre trinquait avec nous
deux. Rachel n'a pas hésité une minute à
se défaire de son paréo pour le déposer
sur le monument et s'accroupir pour le nettoyage du terrain.
Salut Pierre!
Il
y a exactement quarante-cinq ans aujourd'hui je prononçais
le grand OUI pour le meilleur et pour le pire. Il me semble
qu'il faisait moins chaud ou bien, à ce moment-là,
les chaleurs me fatiguaient moins. J'ai toujours dans mes
souvenirs les beaux coins visités tels la Gaspésie,
la Baie St-Paul où Pierre m'a présentée
à la parenté.
Presqu'à chaque année, toujours vers la même date, nous retournions seuls refaire ce voyage. Nous avons visité le Nouveau-Brunswick, la Nouvelle-Ecosse, l'Ile du Prince Edouard et une fois seulement, nous nous sommes rendus jusqu'aux Iles de la Madeleine. Comme Pierre adorait la pêche, aussitôt qu'il voyait un quai, je savais qu'on s'arrêterait pour quelques heures et j'en profitais alors pour m'installer dans ma chaise longue avec un bon livre. J'ai appris à voyager à sa façon qui est devenue la mienne: prendre le temps de s'arrêter pour admirer les beaux coins et faire connaissance avec les gens de la place.
Les temps ont changé et maintenant, je mène une petite vie plus tranquille et je ne m'en plains pas. Je m'occupe à autre chose et je profite de la vie différemment.
Je viens de lire un beau petit conte de Clarissa Pinkola Estés "Le don de l'histoire" (34 pages) qui m'a tout simplement émue. Surtout l'histoire d'un jeune couple qui, dans le contexte de guerre et misère, donne tout et plus pour l'autre; chacun voulant faire un cadeau à l'être aimé. La jeune femme vend en secret sa longue chevelure pour offrir à son mari une chaîne de montre pendant que l'époux de son côté vend sa montre pour offrir à sa bien-aimée des peignes pour remonter ses belles tresses dorées. J'en avais les larmes aux yeux!!!
Il faut réellement que les dernières journées soient chaudes et humides pour que je remette à plus tard ma p'tite semaine. Je suis certaine que de votre côté, vous n'avez pas le goût d'ouvrir votre ordi pour lire mes lamentations. Je vous reviens dans quelques jours avec des belles photos que je rapporterai de mes vacanciers.
Croyez-le
ou non, je viens de siroter mon café du matin sur
mon balcon, installée dans ma chaise longue. Quel
soulagement de pouvoir sortir de la maison!
J'ai visité dernièrement seulement les endroits pour me rafraîchir. J'attendais le retour de la Gaspésie de Martine et Mario pour profiter de leur piscine. J'ai bien apprécié ma journée car les enfants sont grands et pas bruyants.
Aussitôt le souper terminé, Mario nous a faussé compagnie pour aller reconduire ses deux grands au soccer (Coralie et Félix). Je n'ai pas eu le courage d'aller assister à leurs exploits mais je me reprendrai sûrement lors d'un prochain tournoi.
Le
beau Félix (photo ci-contre) joue au soccer depuis
plusieurs années et je suis persuadée qu'il
doit commencer à avoir son fan club.
Je trouve que les parents d'aujourd'hui sont bien occupés à suivre leurs enfants dans tous leurs sports d'été et d'hiver. Dans mon temps, ce n'était pas compliqué. Le président des loisirs de ma paroisse avait cinq garçons et y avait pas moyen de lui faire comprendre que les filles (j'en avais six seulement) aimeraient elles aussi avoir un sport à pratiquer. Ce n'est que quelques années plus tard que les Ringuettes de Longue-Pointe ont vu le jour
0n aurait probablement eu beaucoup de difficulté à suivre tout ce p'tit monde. Seulement le dernier (Dominiique) a joué au baseball et au hockey plusieurs années et même encore aujourd'hui, avec ses occupations de père de trois enfants, il trouve le moyen de continuer à pratiquer le hockey en plus du tennis et du golf.
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Non non non, ce n'est pas une photo de Lucille du Togo (voir semaine du 22 juillet) mais bien Sonia (ma bru) avec Florence durant leurs vacances au bord de la mer. Leur famille vient tout juste de revenir de leur séjour à WildWood en camping. En tout cas, je peux vous dire que ça bouge dans cette maison-là car nous leur avons rendu visite et les enfants étaient pleins de vie malgré le voyage de retour d'une dizaine d'heures. Juste un p"tit mot pour dire que notre belle Florence est la plus jeune de tous mes petits-enfants. Elle est adorable avec son chapeau!!!
Quand leurs photos de vacances seront toutes développées, j'en choisirai quelques-unes pour vous présenter ses deux frères Arnaud et Etienne.
Je trouve parfois les journées et les semaines trop courtes tellement j'ai du pain sur la planche. Rachel a donc décidé qu'un soir après le souper, il fallait faire le tri dans mes photos. Je crois pourtant avoir de l'ordre mais j'ai réalisé qu'il y en avait partout:. 0n ne peut les ranger immédiatement dans des albums après les avoir regardées. Alors, on les traine un peu dans notre sac à main pour les montrer à la parenté et aux amis. Finalement, elles se retrouvent un peu éparpillées dans des tiroirs. Un gros trois heures à mettre de l'ordre dans tout ça et préparer une grosse enveloppe pour chacun de mes enfants pour qu'ils gardent ça pour leur progéniture. Je ne pouvais me résoudre à leur donner les lettres et cartes postales reçues d'eux lors de voyages à l'étranger. Encore moins de me débarrasser de toutes leurs cartes de bons souhaits ainsi que celles de la parenté et amis. Résultat: tous ces souvenirs sont dans la même grosse boite et dans les prochaines années, je pourrai y jeter un coup d'oeil et savourer tous ces beaux p'tits mots de tous et chacun.
J'espère bien que d'ici ce temps, le problème de mes lunettes sera réglé. Je viens de me faire réexaminer la vue après quatre ans. Petit changement normal. Le plus drôle c'est que je vois mieux de loin avec mes anciennes et j'ai réalisé ça quand j'ai regardé le tennis à la télévision la semaine dernière. Je trouvais que la championne française Amélie avait un petit air masculin avec sa petite moustache. Dans les jours qui ont suivi, je remarquais que toutes les femmes avaient une belle petite moustache. Assise sur mon balcon, je regardais les adresses de l'autre côté de la rue, je les voyais superposées. Une autre visite à la lunetterie et après un bon examen de mes verres, on m'a dit que la prescription avait été très bien remplie. Je dois recommencer au tout début par un nouvel examen chez mon optométriste et j'espère bien que tout va rentrer dans l'ordre prochainement.
Mon
beau Arnaud a commencé avec l'aide de Dominique à
pratiquer le golf. Il prend ça au sérieux.
Il va sûrement aimer ce sport comme son père
et son grand-père Pierre.
Ce dernier aurait sûrement été un bon professeur dans diffférents sports tels que le golf, le base-ball etc. Et surtout pour ses petits-enfants, quelle belle occasion de sortie avec eux.
Dans toutes les photos retrouvées, j'avais le choix entre plusieurs tournois. Pierre ne refusait jamais de se joindre à un groupe d'amis de différentes associations de marchands de chaussures, de sport, d'agents d'immeubles etc.. Entre autres, le tournoi de golf de la Plaza St-Hubert le l5 juillet l968 (Pierre à droite. Jean-Paul Desmarais, président de la Plaza au centre et celui à gauche m'est inconnu).
Les
parents d'aujourd'hui courent plus vite que dans notre temps
mais Dominique réussit quand même à
trouver du temps pour les sports des enfants.
Marie est venue hier soir avec Jean-Luc et Hubert pour souligner l'anniversaire de naissance de Rachel et Manon et partager un gâteau avec nous. Le téléphone n'a pas dérougi de la soirée. S'il fallait faire une réunion de famille et amis pour chaque anniversaire, ça n'en finirait plus!. Quand on se rencontre à tour de rôle, c'est toujours une fête.
J'arrive
tout juste de ma marche sur la Promenade Masson et après
les quatre grosses journées de la vente semi-annuelle
de trottoir, tout est redevenu calme. Je n'ai jamais vu
autant d'action dans mon coin. Je n'ai pu assister à
toutes les activités mais entre autres, Karl Miguel,
âgé de onze ans seulement, a attiré
beaucoup de promeneurs en donnant son tour de chant sur
le perron de l'église. Il chante comme Pavarotti,
danse et joue du piano. J'en ai donc profité pour
une photo avec lui et je faisais l'envie de toutes ces dames
de ma génération..
La
dernière journée, des professeurs de danse
de ligne donnaient une démonstration de leur talent
et des cours de base à ceux et celles qui le désiraient.
Il y a eu aussi Claude Valade et j'ai regretté beaucoup de n'avoir pu me rendre pour voir et entendre Pierre Lalonde qui était accompagné de mon beau neveu Guy St-Onge et ses musiciens. Si j'avais su, c'est certain que je n'aurais pas manqué ça.
Les belles tomates du Québec! Je viens d'en recevoir quelques-unes de ma fille Claudine de Papineauville. Ce sont de vraies biologiques de son potager. J'en mange le midi et le soir et elles sont tout simplement délicieuses.
Les
journées sont encore chaudes et humides mais il ne
faut pas trop s'en plaindre et profiter des belles soirées
pour se reposer sur le balcon. Hier soir à 19:40
hrs exactement, j'étais toute émerveillée
du beau coucher de soleil et j'ai voulu vous le faire partager
en image. C'était tellement beau à regarder
et on aimerait que ça dure jusqu'à l'heure
de notre propre dodo.
Tout ce dont on entend parler depuis quelques semaines, c'est la rentrée scolaire. 0n voit les parents, la plupart à la course en revenant de leur travail, courir dans les magasins avec la liste à la main des effets à acheter pour ce grand jour. Des familles de sept enfants aux études, y en a pas beaucoup. Mais je peux tout de même dire que dans mon temps, c'était un peu moins compliqué. Je courais les aubaines. Je n'irais pas jusqu'à dire que les spéciaux du premier lundi du mois chez Woolco (2 articles pour $1.44) les rendaient heureux mais à cet âge-là, dans le temps, c'était vite oublié.
Vers les années l974-75, nos enfants étudiaient dans six écoles différentes :
Ce nétait pas toujours facile quand il nous fallait rencontrer les professeurs certains soirs déterminés par lécole. Il nous était impossible de tous les rencontrer en même temps. Alors, Pierre en rencontrait une partie et moi, lautre.
Quand j'étais au primaire dans les années 35-40, fin mai, début juin et septembre, pendant les chaleurs dans le genre de celles qu'on traverse présentement, pour certaines occasions il nous fallait porter notre grosse robe noire épaisse avec manches longues, poignets et collets blancs qu'on pouvait laver au besoin. Rien qu'à y penser, j'en ai des chaleurs! Les costumes de nos jours sont beaucoup plus aérés!
C'est
bien agréable d'avoir du temps pour retracer des
connaissances de longue date. Hier, j'ai eu la visite de
deux grandes amies que j'avais revues lors du décès
de Pierre en 1990. Un p'tit coup de téléphone
ne suffisait pas pour se mettre à date dans tous
les événements survenus dans nos vies depuis
les dernières années. C'était l'occasion
rêvée pour partager nos souvenirs. À
gauche de la photo, je vous présente Antoinette,
veuve depuis dix ans avec deux beaux grands enfants. Nous
étions presque inséparables durant nos dernières
années d'étude avant d'aller sur le marché
du travail. Mes états d'âme à cette
période et ma première grosse peine d'amour,
c'est elle qui a reçu mes confidences et m'a consolée.
À droite, c'est Madeleine que j'ai rencontrée vers l'âge de seize ans. Son mari est décédé il y a un an seulement. Je m'étais bien promis que j'essaierais autant que possible de laisser la parole à mes invités. Eh bien, j'ai réussi. On a toutes trois eu la parole à tour de rôle. Je leur ai aussi montré quelques photos de nos premières vacances en 1948 ainsi que la carte du shower organisé en juillet l957, quelques semaines avant mon mariage, avec la signature de toutes mes amies présentes. Le diner s'est prolongé jusqu'à cinq heures de l'après-midi et nous nous sommes fait la promesse de continuer cet échange de souvenirs dans les prochains mois.
Je les trouve pas mal fines d'avoir pris presque deux heures avec le métro et l'autobus pour me rendre visite et je suis certaine que le temps a dû passer vite pour leur retour à la maison à continuer la conversation! Deux femmes pas mal en forme pour leur âge et qui apprécient beaucoup la vie.
J'avais pensé louer une salle et réunir en même temps mes amies d'enfance mais à bien y penser, ça ne serait sûrement pas une bonne idée. Je préfère les rencontrer une ou deux à la fois pour profiter à plein de ces retrouvailles.
Me v'là rendue avec tellement de choses sur mon bureau de travail que parfois je ne me reconnais plus. J'ai toujours eu l'habitude d'y voir plus clair mais je réalise que j'hais pas ça me moderniser. Vient de s'ajouter à toute cette panoplie de gadgets un modem. Je suis maintenant branchée sur Internet Haute Vitesse (pas celle qui va dix fois plus vite mais celle qui va deux à trois fois plus vite). Disons que c'est suffisant pour mon âge. C'est surtout pour avoir ma ligne téléphonique libre quand je navigue sur mes sites préférés ou encore quand je vais sur 0utlook Express pour envoyer et recevoir mon courrier.
C'est ma webmestre Claudine qui a du se taper ce travail d'installation car pour moi, c'est du chinois. J'ai quand même passé plusieurs heures aujourd'hui avec un technicien de Sympatico car je suis très curieuse et je leur pose beaucoup de questions. Ils sont d'ailleurs tous gentils et si on ne téléphonait pas pour leur poser toutes sortes de questions, ils perdraient peut-être leur job. Alors, pourquoi se gêner?
C'est la semaine des anniversaires de naissance, Marie (la vierge), Michel (la balance) qui ont tous deux vieilli d'un an et ma soeur Denise qui aura 80 ans dans quelques jours. Samedi prochain, petite réunion surprise avec les sept soeurs seulement. 0n a donné congé aux deux beaux-frères de peur qu'ils n'apprécient pas trop de ne pouvoir prendre la parole! Chose certaine, on ne manquera pas de sujets de conversation. Je vous raconterai tout ça la semaine prochaine.
Aujourd'hui, c'est un grand jour. Ma soeur Denise, la seule célibataire de la famille, a quatre-vingts ans révolus. 0n se demande toujours comment se fait-il qu'elle soit en forme comme ça. Sa p'tite marche quotidienne, sa p'tite vie tranquille, pas d'hommes dans sa vie, pas d'enfants mais seulement des soeurs, deux beaux-frères, des neveux et nièces, des amies etc. J'en déduis donc: PAS DE STRESS.
Je
crois bien qu'elle s'attendait qu'on souligne cette journée
à Laval car elle était supposée aller
passer quelques jours chez Germaine. Nous avons réussi
à la prendre par surprise dans un endroit spécial:
son église. Depuis plusieurs années, elle
passe la quête à la messe du samedi. Avec ses
deux grandes amies, elles occupent toujours le même
banc. Quelle ne fut pas sa surprise de nous voir arriver
quelques minutes avant la messe. Aussitôt le bouquet
de corsage à la boutonnière, les photos en
vitesse avant que le curé arrive. J'avais même
envoyé un mot à ce dernier pour lui demander
de souligner son anniversaire. J'ai l'impression que le
coeur devait lui débattre un peu pendant qu'elle
faisait la collecte. C'est bien ce qu'on voulait. En tout
cas, chose sûre et certaine, elle rayonnait.
Belle petite réunion chez moi, seulement des femmes. C'est tellement mieux que dans un restaurant où nous sommes obligées de rester assises entre les deux mêmes personnes toute la durée du repas. Nous l'avons comblée de cadeaux; de sucreries et de beaux p'tits mots pour lui dire qu'on l'aimait.Une photo à la porte avec sa grande soeur Jeanne qui fêtera bientôt son 60ième anniversaire de mariage.
Nous
avions invité ses deux grandes amies pour se joindre
à nous et trois de mes filles se sont pointées
chez leur mère car elles adorent rencontrer les tantes
et manger les bonnes petites sandwiches de tante Louise.
Vous pouvez imaginer facilement en voyant la photo des sept soeurs que nous n'avons pas manqué de sujets de conversation. Il a même fallu lever la main à l'occasion pour prendre la parole. Debout en arrière, de droite à gauche, THÉRÈSE, HÉLÈNE, LOUISE (celle que ma mère appelait "son p'tit jésus" - pas parce qu'elle était plus belle que ses soeurs mais probablement parce qu'elle espérait que ce soit le dernier bébé), JEANNE, DENISE, GERMAINE et YOLANDE.
Le temps des pommes est arrivé. Marie est allée en cueillir et m'en a laissé à son retour une bonne quantité. Quand Hubert me dit: "La compote aux pommes de grand-maman Yolande est la plus bonne que j'aie jamais mangée", ça me flatte et c'est un plaisir pour moi de me mettre à la tâche le jour même.