Je trouve les semaines tellement courtes qu'il me semble que j'arriverais peut-être à faire un peu plus que ce que j'ai sur mon programme si on ajoutait une autre journée. Le lundi de la Confédération, Rachel et moi avons donné encore quelques heures chez Marie pour vider d'autres boites et ainsi faire plus d'espace à circuler dans la maison. Le beau Hubert essayait de nous aider mais nous retardait un peu car il nous fallait le surveiller dans ses déplacements et s'arrêter pour l'amuser.
Les déménagements terminés, ce sont les ventes de garage qui continuent. . Mon ancienne voisine qui a demeuré près de trente ans à côté de chez nous est déménagée dans les Cantons de l'Est et m'a invitée pour la grande fin de semaine car plusieurs familles sur sa rue organisaient une vente de garage. Elle avait besoin de vendeuses et je ne suis pas mal dans ce domaine. Savez-vous ce qui se passe dans ces ventes? Cest vrai qu'on vend des choses qui ne nous servent plus mais le problème est qu'on se promène chez les voisins et les dollars que nous avons amassés à notre table, on les dépense aussitôt ailleurs. Je suis donc revenue plus pauvre qu'avant mais avec une télévision pour mettre dans le sous-sol de mon garçon pour leur garderie et aussi des cassettes vidéo, des jouets etc. Ca arrive qu'on se fasse jouer dans ces ventes de garage mais j'ai confiance que l'appareil fonctionne bien car c'est un peu gênant de vendre à l'amie d'une voisine un appareil défectueux. 0n verra bien!!!
Mes hôtes sont des gens accueillants et aussi des joueurs de cartes d'expérience. Vers la fin de la soirée, je commence à comprendre un peu et quand je retourne pour ma visite annuelle, c'est à recommencer. Avec leur aide, je gagne à l'occasion sans toutefois comprendre parfaitement. Que voulez-vous? 0n ne peut exceller dans tous les domaines!!!!
Je reprendrai demain mon p'tit traintrain quotidien et je trouverai quelques heures pour finir le roman commencé la semaine derniere. Je vous tiendrai au courant.
Je suis tellement habituée à ma p'tite vie tranquille, faire ce qui me tente au moment où ça me tente, que j'ai apprécié avec plaisir, à mon retour de Kingsbury, le confort de mon foyer. Je n'ai jamais le temps de m'ennuyer. Je trouve toujours quelque chose à faire. 0n dit souvent: 'Si tu t'ennuies à quarante ans, c'est certain que tu t'ennuieras à ta retraite" Ce n'est pas mon cas car je ne souffre jamais de solitude. Peut-être aussi c'est que je m'attends toujours à une visite surprise de la part de mes enfants. Dimanche matin, c'est Marie, Jean-Luc et Hubert pour diner. C'est pas compliqué car ils arrivent les bras chargés de nourriture . Ils savent que le réfrigérateur de la mère veilleuse ne contient pas toujours la sorte de pain à leur goût , les légumes biologiques, le tofu etc..
Vers vingt-et-un heure, c'est Caroline et Michel qui arrêtent pour une courte visite, toujours avec une petite surprise sucrée et appréciée. . .
Mes deux grandes, Rachel et Manon, font partie de la maisonnée et plus souvent qu'autrement, partent dans le milieu de la soirée car elles travaillent le lendemain.
J'ai terminé "Soins Intensifs" de Chrystine Brouillet. Comme le titre veut tout dire, ça se passe dans les hôpitaux. Le syndrome de Munchhausen, ça vous dit quelque chose! Vous aurez la définition dans le dictionnaire médical. Si j'ai trouvé cette histoire longue (251 pages), c'est probablement parce qu'elle m'a ennuyée. Sûrement pas à conserver dans ma bibliothèque.
J'ai préféré de beaucoup "Va où ton coeur te porte" de Susanna Tamarro. Ca c'est du roman. Je l'ai lu deux fois (pas la semaine dernière) et je le garde précieusement au cas où le goût me prendrait de le relire. C'est peut-être parce que c'est l'histoire d'une grand maman qui raconte sa vie à sa petite-fille partie au loin dans les vieux pays. J'ai adoré.
C'est vrai que j'ai une belle famille "tricotée serrée", à tel point que j'ai de la difficulté à me trouver un coin près d'une piscine où il n'y aurait pas trop d'achalandage . A la Villa des Colibris (chez Claudine et Jean-Pierre), le coin est très attirant. Pour le moment, c'est presque toujours "NO VACANCIES" (la famille seulement). Je sais que je suis toujours la bienvenue quand même mais je suis gâtée un peu et je veux réellement profiter de quelques jours de tranquillité autour de la piscine avec un bon "bloody mary" (comme dans mon jeune temps) à voir défiler seule ou en petite compagnie le chemin parcouru depuis les dix dernières années.
Avec Manon et Rachel, je suis allée au Repos St-François d'Assise pour saluer Pierre qui nous a quiités le 24 juillet l990 pour un monde meilleur. Nous avons deviné par les cinq roses et la photo de trois enfants déposées sur le terrain que Dominique nous avait devancées avec sa famille. Ce dernier aura sûrement profité de l'occasion pour présenter SONIA et les trois enfants à Pierre qui n'a pas eu le plaisir de connaître. Mes autres filles iront sûrement saluer leur père à leur retour de vacances.
SONIA (ma seule et unique bru) a célébré son trentième anniversaire de naissance le 23. Je peux dire d'elle que je l'aime beaucoup et qu'elle est une bonne mère pour ses trois enfants. Aussi une bonne épouse pour mon seul garçon qui, au dire de ses six soeurs, a été gâté. Peut-être!!!.
D'ici deux semaines, le soleil sera revenu pour de bon et je profiterai de l'hospitalité de Claudine et Jean-Pierre qui, je l'espère bien, auront encore le goût d'avoir d'la visite.
Messe commémorative pour le dixième anniversaire du décès de Pierre. Comme le temps passe vite!
Un p'tit coup de fil de Caroline pour me dire qu'elle était allée avec Michel au cimetière pour une visite à son père. Trop tard, les portent ferment à six heures. Y a rien là. Ils réussissent tous deux à passer sous la clôture de la rue Sherbrooke et les quelques notes que Caroline avait prises avant de se rendre étaient Saint-François d'Assise section 4. Après une dizaine de minutes, ils ont finalement trouvé les cinq roses fanées et la photo des trois enfants de Dominique qu'ils ont enfouie dans la terre. Y a rien à son épreuve celle-là. Le vrai portrait de son père et aussi un peu de sa mère.
Quant à Martine, avec sa famille, elle a déposé un bouquet des fleurs de son jardin, une feuille de son chêne, une feuille de son érable etc. . Félix a préféré enterrer une médaille remportée lors d'un championnat d'hockey, Colin une roche qui pour lui avait une certaine signification et Coralie avait écrit un petit mot à son grand-père que personne a eu le droit de lire et qu'elle a enterré près de l'urne. Mystère!
Marie et Jean-Luc ont laissé une photo d'Hubert. Je crois bien que ce dernier n'a pas compris grand chose à ce geste à cause de son jeune âge.
De retour à la maison avec tout ce monde, on a soupé ensemble. Le lendemain, Martine et famille partent pour St-Adolphe d'Howard et Marie et famille, pour Cabano.
Une petite visite chez Dominique et Sonia qui eux partent le lendemain en camping avec les trois enfants pour Cape May, N.J. Je les trouve bien courageux ces deux-là. Mais quand j'y pense, je suis partie une année avec Pierre et quatre enfants et l'année suivante, avec six enfants mais avec ma belle-soeur Florence et comptions bien sans trop lui dire sur un bon coup de main , surtout les journées oû Pierre allait jouer au golf à 0gunquit. Nous avions laisssé Caroline dans un camp de vacances avec sa cousine (c'était son désir mais faut dire qu'elle n'avait pas connu le bord de la mer). C'était quand même beaucoup de travail mais nous avions le confort d'une grande maison au bord de la mer.
Quelques belles journées passées chez Claudine et Jean-Pierre avec mes deux grandes Rachel et Manon. Périodes de baignade assez courtes à cause des changements subits de température, tout comme à CAPE MAY (d'après un téléphone de Dominique). C'est pas parce que c'est aux U.S.A. que le soleil doit briller tout l'été.
Claudine est heureuse dans ce coin éloigné avec son chum, ses deux enfants, son chien Vanille; son chat Whippet; le hamster des enfants, les oiseaux qui virevoltent tout autour etc. Sans oublier les mouches, les moustiques et parfois les fourmis. Je la comprends quand elle soigne un oiseau blessé (au cognac) mais si elle trouve une araignée dans la maison, elle ne l'écrase pas comme moi avec son pied. Elle la prend et la dépose en dehors de la maison. .Pourtant, c'est une fille qui a passé sa vie en ville et bien différente de moi en ce qui concerne la gent animale. C'est ma superwoman qui accueille tout le monde avec générosité mais elle devra savoir quand s'arrêter car je l'ai trouvée tendue quelque peu. Nous réserverait-elle une petite surprise?
Revenue de l'0utaouais avec un gros mal de gorge accompagné d'une vilaine toux, je me retrouve seule avec mes beaux souvenirs quarante-trois ans plus tard . C'était un lundi, le 5 août 1957, où je prononçais le fameux OUI pour le meilleur et pour le pire.
Cette fois-ci, le virus ne s'est pas attaqué à mon ordinateur mais bien à mon humble personne. Je traîne un mal de gorge et une toux qui n'ont pas l'air de vouloir me lâcher de sitôt. Faut surtout pas que je me décourage car le dernier virus que j'ai attrapé a duré plus d'un mois et le pharmacien me disait que c'était normal. Je n'ai presque pas mis le nez dehors de la semaine et tout ce que je faisais était de me reposer pour me rétablir au plus tôt.. J'ai dû refuser quelques invitations et ça m'a permis un peu de réfléchir au défi que je m'étais lancé d'écrire ma p'tite semaine.
Ce que j'ai réalisé c'est que je parle de mes enfants qui sont beaux, fins et ont toutes les qualités du monde. J'ai beau vous dire que j'ai une belle famille tricotée serrée mais je ne serais pas franche si je ne vous disais pas qu'à l'occasion, lors de réunions de familles, y a des sujets qui ne font pas toujours l'unanimité. Alors, les voix s'élèvent. Y a des fois même où je crois qu'il y a des étincelles dans l'air. Quand on a quelque chose à se dire, l'occasion est là. Mais après la tempête, tout revient au calme. Je peux dire que c'est ça une famille normale.
Tout comme après la pluie le beau temps, je suis en pleine forme après un virus qui a pris toute mon énergie pendant plus de deux semaines. C'est après une maladie qu'on apprécie la santé et je ne passe pas une journée sans remercier le Gars d'en-Haut pour être relativement en santé pour mon âge. Je vous avoue que ça pourrait être mieux mais je me trouve chanceuse quand même. Le vieillissement est un processus naturel et non un accident qui nous arrive.
Un pur hasard, pas de visite à la maison-mère durant cette période car tout mon monde était à l'extérieur de la ville pour leurs vacances estivales.
A tour de rôle, les visiteurs ont recommencé à affluer ces derniers jours et j'ai eu beaucoup de plaisir à écouter mes petits-enfants me raconter leurs belles journées passées au bord de la mer.
Claudine a travaillé encore plusieurs heures à me montrer toutes sortes de trucs pour ma page WEB et je veux toujours en apprendre. Quand elle vient à Montréal, je sais comment l'occuper celle-là . Je me dois de profiter de ses bonnes journées (samedi, c'en était une bonne) car il nous faut la ménager un peu, surtout les premiers mois, pour pouvoir vous annoncer prochainement que je serai grand mère une onzième fois. 0n se croise les doigts et on a tous hâte.
J'ai un petit peu de difficulté à réaliser à quel point on vit dans un monde moderne. Quelle ne fût pas ma surprise de voir mon facteur à dix heures du matin me livrer mon courrier en courant, le cellulaire à l'oreille en grande conversation!!!
" Et si c'était vrai " de Marc Lévy. C'est l'histoire d'une infirmière qui termine sa semaine de travail à l'urgence d'un hôpital et part en fin de semaine pour se reposer. Elle a un accident grave, est dans le coma pendant six mois et sort de son corps pour retourner vivre dans son appartement..... Pour son premier roman, je trouve que cet architecte a beaucoup d'imagination. Il a écrit ce livre pour son fils Louis âgé de dix ans, lequel lira ce livre dans vingt ans. Je l'ai lu en deux jours mais je l'aurais peut-être aimé plus si on ne me l'avait pas tant vanté. C'est pas mon genre de lecture mais une fois de temps en temps, ça peut passer. Traduit en 25 langues. Editeur: Robert Laffont. Le cinéaste Steven Spielberg (le père d'E.T.) réalisera ce film fin 2000.
Une cousine germaine, Estelle, célibataire, est décédée samedi à l'âge de 92 ans. Il y a quarante-trois ans, elle avait chanté l'Ave Maria à mon mariage. La famille diminue mais j'espère bien pouvoir me rendre à cet âge respectable et mourir en santé (?) si possible.
La semaine s'est terminée en beauté par une petite fête pour célébrer le 41ième anniversaire de naissance de Manon et Rachel. La famille n'était pas complète mais on a eu le beau Hubert qui en a profité pour faire des siennes étant le seul petit enfant présent de la famille.
Ma visite au salon mortuaire mardi dernier m'a fourni l'occasion de rencontrer cousins et cousines que malheureusement, je croise seulement dans de pareilles circonstances. Ca fait réfléchir un peu et on se demande parfois: "Qui sera le prochain ou la prochaine?".
Dans les jours qui ont suivi, j'ai donc décidé de faire mes pré-arrangements en cas de déçès. Pourquoi ne pas préparer un petit papier pendant que je suis en pleine forme. Sur une belle feuille que j'ai attaché à mon testament, j'ai inscrit bien clairement mes dernières volontés. Sept enfants à se demander quoi faire, c'est pas facile. Je l'ai fait à leur place et je crois bien qu'ils m'en sauront gré. Comme je ne veux pas les blesser, j'ai préféré leur laisser la facture à régler!!!
Ca fait longtemps que j'y pense et c'est décidé. Il faut que je fasse un peu d'exercice et ce n'est surtout pas la lecture ou l'ordinateur qui va me faire perdre les kilos que j'ai en trop. Je me plains toujours que j'ai un problème de jambes mais ça se comprend et peut-être bien qu'un bon régime pourrait aider. Ma fille Marie m'a prêté son bicycle d'exercice que j'ai installé devant la fenêtre du salon et à partir de demain matin, neuf heures, en regardant la nouvelle émission de DEUX FILLES LE MATIN, je vais pédaler. Et ma prochaine lecture: Je mange donc je maigris de Michel Montignac. Comme dirait Rodger Brûlotte: "Elle est partie".
Pour l'exercice, je tiens bon: ne vous inquiètez pas. Je pédale six minutes à tous les deux jours, comme mon fils Dominique me l'a recommandé en tenant compte de mon âge. Je suis persévérante.
J'avais annulé mon abonnement à La Presse pour les mois d'été. Depuis le premier septembre, le journal est à ma porte tous les matins. J'ai beaucoup de difficulté à me remettre à cette habitude. Y a des jours où j'ai la surprise en allant chercher mon courrier vers midi de voir mon journal qui m'attend. Habituellement, vers neuf heures du matin, avec mon café, j'étais plongée dans la lecture pour une bonne heure. Les temps changent!!!!
Mon petit-fils Arnaud vient de commencer l'école (pré-maternelle). Tout a l'air de bien aller mais ça me rappelle des souvenirs quand mes enfants commencaient la maternelle et la première année. J'avais parfois le coeur gros quand Manon et Rachel montaient dans l'autobus en pleurant mais je me devais de les laisser partir car tôt ou tard, il me fallait couper le cordon. Cela a duré comme ça une bonne semaine et ensuite, tout s'est déroulé comme un charme jusqu'à la fin de l'année.
Ce fut très différent pour Martine et Claudine. Les deux premiers mois, aucun problème. Au troisième mois, Claudine a décidé qu'elle en avait assez. Il n'était donc pas question pour Martine de partir sans sa soeur. Après deux semaines de ce manège, je les ai donc retirées de la maternelle qui n'était pas obligatoire dans ce temps-là.
Le problème a refait surface pour la première année de ces dernières. Le règlement était de séparer les jumelles. Inutile de vous dire que ça ne faisait pas l'affaire de Claudine "ma rebelle". Après une première semaine mouvementée, la directrice de l'école a dû passer outre à ce règlement et elles ont pu continuer leur année dans la même classe. En deuxième année, nouvelle école à aires ouvertes, le problème était réglé.
Parlant de Claudine, à son grand désappointement, elle a fait une fausse couche à dix semaines de grossesse. Le plaisir d'être grand-mère pour une onzième fois sera peut-être remis à plus tard.
Une petite fête surprise et bien réussie fût organisée pour souligner le cinquantième anniversaire de mariage de ma soeur Germaine et son mari Gérard. Le couple a l'air rayonnant de bonheur. Comme ça se passait à Laval où quatre de mes soeurs demeurent, j'en ai profité pour passer le lendemain de la fête avec ma soeur aînée Jeanne et son mari Marcel. J'aimerais passer des journées entières seule avec elle car je regrette de ne pas la voir plus souvent. Je dirais même que c'est à elle que je m'identifie le plus. 0n a jamais le temps de s'ennuyer car on a toujours quelque chose à dire.
A mon retour à la maison, visite éclair de Caroline et Michel dans la soirée avec encore une petite surprise sucrée, du bon sucre à la crème. Je ferme donc mon livre de Montignac pour le poursuivre dans quelques jours. Impossible de résister!!!
C'est sûrement l'âge qui fait que je suis plus fragile aux brusques changements de température. Encore un gros mal de gorge qui m'a forcée à ne pas trop parler. Je me suis alors plongée dans la lecture d'un roman commencé il y a quelques semaines. Ce que j'ai étudié à l'école sur l'histoire des Patriotes (l832), j'ai tout oublié. Parce que c'est romancé un peu, j'adore "Julie Papineau" de Micheline Lachance. Ça me permet aussi de donner des petites leçons d'histoire à ma fille Claudine qui demeure tout près de Papineauville. Elle semble très intéressée d'apprendre ce qui s'est passé dans ce coin de pays. Elle a complètement oublié elle aussi!
Comme l'an passé, un ancien voisin a eu la gentillesse de m'offrir un coin devant sa maison pour la grosse vente de garage annuelle. Presque tous les résidants de cette rue participent à cette activité pour leur profit. Avec mes deux filles Manon et Rachel, plusieurs heures à faire la tournée dans les armoires, les placards pour trouver des choses à vendre; à étiqueter et nous étions prêtes pour le samedi matin malgré la température maussade. Tout à prix réduits. Vaisselle, livres, casse-tête, jouets etc. Pas de TPS ni TVQ. Nous avons amassé tout près de cent dollars, notre contribution pour la recherche sur la tyrosinémie, maladie dont souffre mon petit-fils Arnaud.
Je viens tout juste de faire mon huit minutes devant la télévision en même temps que les cyclistes en compétition à Sydney. J'ai peut-être moins de mérite et d'admirateurs que tous ces athlètes mais j'avais ma soeur Denise en visite pour quelques jours qui m'encourageait à ne pas lâcher.
C'est la semaine des anniversaires de naissance: ma fille MARIE (37ans) et le chum de Caroline, MICHEL (42 ans). Un p'tit coup de téléphone pour leur offrir mes meilleurs voeux et je leur laisse le plaisir de célébrer dans l'intimité. S'il me fallait organiser une rencontre pour souligner chaque anniversaire, on serait toujours en "party". Chez nous, on ne se complique pas la vie. Je tiens mordicus à ce qu'on se retrouve toute la famille pour la fête de Noel qui dure parfois jusqu'au lendemain soir. Ma porte est toujours ouverte pour une visite n'importe quand et quelques fois, les enfants se croisent ici. Mais je sais que tout mon monde se voit régulièrement.
J'avais toujours pensé que lorsque les enfants quittent le nid familial pour voler de leurs propres ailes, ils n'avaient plus besoin de nous. Mais non.... Une de mes filles me refile un beau pantalon me disant que j'étais la seule à pouvoir faire disparaître une vilaine tache tenace.
Une autre m'apporte des pommes en quantité me disant que c'est moi qui fais la meilleure purée avec mon "chinois" et que son fils Hubert adore la compote de pommes de grand maman Yoyo. Comment refuser de telles demandes. Je n'ai pas de mérite à dire oui car c'est dans ma nature de rendre ces petits services.
Mes enfants doivent retenir de leur père car mon mari s'y prenait de la même façon avec moi en disant: "Tes belle, t'es fine, tu irais pas me faire un petit sandwich car je veux pas manquer la dernière période de hockey". Il m'avait à tout coup.
L'automne est bel et bien arrivé avec ses journées tantôt chaudes et humides, tantôt fraîches. C'est le temps plus que jamais d'aller prendre des marches et respirer du bon air pur avant de s'enfermer dans nos maisons. J'essaie de mettre ça en pratique!!!!
N'ayez crainte. Je ne vous parlerai surtout pas des Jeux 0lympiques. C'était bien beau mais je ne suis pas fâchée de passer à autre chose.
Et la mort de Pierre E. Trudeau, c'est bien triste. Je l'aimais bien celui-là!
J'adore écrire dans Ma p'tite semaine car je sais que mes enfants qui ont l'Internet me lisent et ce n'est pas long que je reçois leurs commentaires....ou leurs demandes.
C'est maintenant au tour de Claudine de me dire que je tricote les plus belles pantoufles et qu'elle apprécierait beaucoup en avoir quelques paires pour ses deux enfants. Comme j'en ai toujours en réserve, son désir fut exaucé subito presto. Elle est venue passer quelques heures avec moi dimanche et une chance que son chum lui avait passé son véhicule (van) car vous ne pouvez imaginer tout ce qu'elle a rapporté chez elle: un pupitre blanc pour Virginie, un tapis pour son entrée, une mixette, une râpe à fromage, des ustensiles etc. Sans oublier évidemment les pantoufles. Si elle avait eu trois enfants à ramener à Ste-Angélique, il lui aurait fallu m'en laisser un car il ne restait plus de place.
C'est drôle comme les goûts changent en vieillissant. Le tricot ne me dit plus rien. Avec un bon professeur (Claudine) qui m'en apprend un peu plus sur ma page WEB à chacune de ses visites, je me trouve pas mal bonne pour mon âge de me débrouiller à ce point. Je crois bien être une assez bonne élève. Je ne mérite sûrement pas une médaille d'or mais peut-être une d'argent (comme Caroline Brunet) pour m'acharner à vouloir comprendre tous ces petits gadgets.