Ma p'tite semaine
automne 2003

Le 28 août 2003

J'avais commencé à lire " La maison des regrets " de Denis Monette et après cent pages, j'ai coupé ça court. Pas emballée plus qu'il ne faut. Je l'ai donc prêté à des amies de la maison où je demeure et elles ont eu l'air d'aimer l'histoire. J'ai pris mon courage à deux mains et je l'ai repris où je l'avais laissé. J'ai lu les 546 pages et à la fin, je me demandais encore pourquoi je m'étais rendue si loin. Peut-être que l'épilogue de vingt-cinq pages en valait la peine mais sûrement que mes goûts ont changé avec les années. J'ai nettement l'impression que mon temps est trop précieux pour lire ce genre de romans.

D'après l'ophtalmologiste, un début de cataracte à l'oeil droit ou gauche (je ne me souviens même plus lequel) m'empêcherait de voir comme dans mon jeune temps. Ce n'est pas grave car ça vient avec l'âge ces petits inconvénients. Un autre examen dans six mois et on verra bien ce qu'il y aura à faire. C'est le moindre de mes soucis.

Je me suis enfin décidée de me rendre au cinéma pour voir le film "La grande séduction". J'avais mal calculé mon temps et je suis arrivée une grosse heure avant la projection. Je me suis promenée un peu sur Beaubien et finalement, j'ai changé mon programme. Je vais me reprendre car d'après ma fille Marie, elle a bien aimé..

J'ai continué vers l'est pour faire une surprise à ma belle-soeur Florence qui entre aujourd'hui dans sa quatre-vingt-dixième année. Presque tous les jours, elle se rend à l'église pour la messe de quatre heures. J'étais bien déçue de ne pas la voir dans la première rangée. J'ai donc assisté seule à la messe et je me suis rendue chez elle pour la voir se bercer sur son balcon. Elle est pas mal en forme pour son âge et demeure encore seule dans sa grande maison où elle a élevé ses sept enfants. Elle est bien entourée de tout son monde. Un bon p'tit souper à deux et les sujets de conversation ne manquaient pss. C'est mon unique belle-soeur et je suis son unique belle-soeur. C'est toujours un plaisir de se rencontrer.

J'aurai la visite demain matin de mon beau Hubert qui va me raconter dans ses mots sa première journée à la vraie maternelle.

 

Le 3 septembre 2003

Tout ce dont on entend parler depuis quelques semaines, c'est la rentrée scolaire. 0n voit les parents, la plupart à la course en revenant de leur travail, courir dans les magasins avec la liste à la main des effets à acheter pour ce grand jour. Des familles de sept enfants aux études, y en a pas beaucoup. Mais je peux tout de même dire que dans mon temps, c'était un peu moins compliqué. Je courais les aubaines. Je n'irais pas jusqu'à dire que les spéciaux du premier lundi du mois chez Woolco (2 articles pour $1.44) les rendaient heureux mais à cet âge-là, dans le temps, c'était vite oublié.

Vers les années l974-75, nos enfants étudiaient dans six écoles différentes :

Ce n’était pas toujours facile quand il nous fallait rencontrer les professeurs certains soirs déterminés par l’école.  Il nous était impossible de tous les rencontrer en même temps.  Alors, Pierre en rencontrait une partie et moi, l’autre.

Quand j'étais au primaire dans les années 35-40, fin mai, début juin et septembre, pendant les chaleurs dans le genre de celles qu'on traverse présentement, pour certaines occasions il nous fallait porter notre grosse robe noire épaisse avec manches longues, poignets et collets blancs qu'on pouvait laver au besoin. Rien qu'à y penser, j'en ai des chaleurs! Les costumes de nos jours sont beaucoup plus aérés!

S'il avait fallu qu'ils fréquentent l'école cette année, je crois que je devrais retourner sur le marché du travail pour payer tout ce qui est presque obligatoire tels que dictionnaire et calculatrice et pas n'importe quelle marque, crayons PRISMACOLOR (dans mon temps CANADIANA faisait l'affaire) cartables de différentes couleurs pour chaque cours, souliers de course pour laisser dans le gymnase etc.

Mon beau grand FÉLIX n'avait pas encore terminé un tournoi de soccer que le hockey était déjà commencé. C'était donc la ronde St-Jérôme pour le soccer et Châteauguay pour le hockey. toute la fin de semaine dernière. C'est au tour de Martine et Mario de faire le transport comme Pierre et moi avons fait pour Dominique.

Il aura 17 ans dans une semaine et entre au CEGEP. Beaucoup de talent et peut-être un futur ingénieur! Sa marraine Rachel en est bien fière. Et sa grand-mère également.

Florence à la pré-maternelle à temps partiel, Hubert à la maternelle à temps plein, trois au primaire, deux au secondaire, un au CEGEP et les deux plus grands de mes petits-enfants qui se dirigent vers l'Université. Il me faut presque prendre ça en note car par période, je suis toute mêlée.

"La grande Séduction", le film dont je parlais la semaine dernière, de la façon dont c'est parti, je crois que je vais devoir attendre qu'il passe sur nos écrans de télévision. Je suis partie cet après-midi avec le papier du journal du cinéma dans ma bourse. Une heure d'autobus, trois transferts, pour arriver à la porte et trouver le guichet fermé. J'avais bien lu l'heure de la projection mais en petits caractères, c'était écrit: les mardis et mercredis FERMÉ en matinée. Une bonne chance que ce cinéma se trouvait dans un centre d'achats car ça m'a permis de magasiner un peu. Je suis donc revenue à la maison en fin d'après-midi dans des autobus bondés d'étudiants bruyants qui avaient l'air heureux de se retrouver entre amis.

Je termine avec les mots d'une chanson de BÉCAUD:

C'est en septembre
Quand les voiliers sont dévoilés
Et que la plage tremble sous l'ombre
D'un automne débronzé
C'est en septembre
Que l'on peut vivre pour de vrai

JOYEUX MOIS DE SEPTEMBRE

Le 14 septembre 2003

On finit toujours par payer", un polar de Jean Lemieux, au coeur des Iles-de-la-Madeleine. Cet omnipraticien en milieu psychiatrique trouve le temps de s'adonner à l'écriture. Il s'est inspiré des nombreuses années où il a pratiqué la médecine aux Iles. Comme quoi l'écrivain, tel le meurtrier, revient toujours sur le lieu de son crime....

Y a tellement de monde dans ce roman policier qu'il m'a fallu prendre des notes pour pouvoir m'y retrouver. J'ai bien aimé.

J'ai reconnu plusieurs endroits visités et des Longuépée de Fatima, ça m'a rappelé bien des souvenirs. En 1963, nous avons eu une jeune fille des Iles pour me donner un coup d'main après la naissance de ma sixième fille Marie. Vingt-trois ans plus tard (en 1986), Pierre et moi, nous nous sommes rendus aux Iles et avons passé cinq belles journées à visiter, rencontrer les madelinots, des pêcheurs et même les parents de Marianna. Cette dernière vivait toujours à Montréal depuis vingt ans et je me demande bien où elle est rendue aujourd'hui. Pas de nouvelles.

C'est tellement beau que je répète souvent à mes enfants de prendre la direction des provinces maritimes pour leurs prochaines vacances. L'eau est peut-être un peu plus froide pour la baignade qu'aux Etats-Unis mais on revient tellement avec des beaux souvenirs enregistrés dans notre tête, même après dix-sept ans. .

Chose certaine c'est qu'on peut dire qu'au Québec, on a des super beaux coins à visiter.

J'ai travaillé fort cette semaine à vouloir m'entêter à télécharger quelques logiciels. Je dois m'incliner car je n'ai pas assez de mémoire (mon ordi). J'ai pas l'intention d'en faire ajouter. J'aurai donc à désinstaller Incredimail et me contenter de 0utlook Express qui est parfait pour mes besoins. .

Je le trouve bien pratique quand j'ouvre mon ordi le matin et trouve quelques messages. Entre autres, un de ma fille présentement en France pour me raconter sa journée et un autre de mon grand garçon Dominique qui n'en a pas long à me dire: "Juste un p'tit mot pour te dire: Maman, ."Je t'aime"!!!

Le 24 septembre 2003

Je crois faire une erreur en lisant deux romans policiers de suite. Je viens juste de terminer "Indésirables" de Chrystine Brouillet. C'est pas trop le genre de romans qui me plaît mais j'ai tout de même réussi à le lire jusqu'à la dernière page. C'est ma grande Marie qui me fournit les livres au fur et à mesure qu'elle en fait la révision.

Belle et bien dans sa peau. Marie, la plus jeune de mes filles, a célébré avec quelques amis en fin de semaine dernière ses quarante ans. Comme il était impossible de réunir la famille au complet, j'en ai profité ce midi alors que Dominique venait diner à la maison pour l'inviter à se joindre à lui. Je les ai servis comme quand ils étaient plus jeunes et je leur ai laissé la parole. C'était bien beau de les regarder et de les entendre se raconter tout ce qu'ils avaient envie de partager. C'est très rare qu'une telle occasion se présente et je suis fière d'avoir fait le service sans presque jamais les interrompre. Tout un exploit!

Je crois même que Marie va adorer se retrouver seulement avec une de ses soeurs à la fois. Ses cinq soeurs retiennent de leur mère et elle-même ne donne pas sa place. Au lieu d'un gros party, elle en aura eu six mais petits et espacés de quelques semaines. .

Y a du nouveau dans la famille de Dominique: un inséparable. Un bel oiseau dans la famille des perruches mais comme il est seul dans sa cage, il doit se faire prendre une demi-heure par jour. Les enfants ont choisi son nom: PICO. À ma prochaine visite, tout ce que je leur demanderai, c'est de ne pas le laisser en liberté. Je ne raffole pas tellement de voir un oiseau venir me surprendre sur une épaule ou encore sur la tête. 0n verra bien comment je réagirai!

Je ne crois pas avoir le goût d'un oiseau dans mon salon. Peut-être parce que je n'ai pas connu ça! 0n me dit que parfois ça me ferait quelqu'un à qui parler. C'est justement ça le problème car y a toujours de l'action chez nous. Et je savoure les moments où je me retrouve seule. Mais je suis consciente être chanceuse de ne pas souffrir de solitude. Si c'était le cas, je n'hésiterais peut-être pas avoir la compagnie d'un petit oiseau.

Le 7 octobre 2003

Ça fait quelques mois que j'y pense et maintenant, c'est décidé. Après trois ans et demi à vous raconter Ma p'tite semaine, je réalise en me relisant que ce qui se passe le même mois de l'année précédente, c'est du pareil au même ou presque. J'ai relevé un défi et je veux passer maintenant à autre chose.

Je vous reviendrai sûrement une fois par mois, quand j'aurai quelque chose de spécial à vous raconter.

Y a pas juste La Presse qui offre un nouveau visage en date d'aujourd'hui mais également la page personnelle de La Mère Veilleuse avec sa "DERNIÈRE EDITION ". En passant, juste un p'tit mot pour vous dire que je lis présentement 0UF! de Denise Bombardier, le roman-feuilleton de ce quotidien. Une page par jour, ça va durer longtemps mais j'aime bien l'écrivain.

Comme j'ai la visite de mes enfants régulièrement, je leur laisserai ma place pour écrire un peu ce qu'ils auront à partager avec vous. Y a Claudine, ma webmestre, qui pourra vous parler de ses activités et aussi des feuilles mortes qui se ramassent à la pelle; les citrouilles, les carottes et les patates itou! Et de sa grosse betterave...

Ma page personnelle restera sur Internet tant et aussi longtemps qu'on aura quelque chose chose à raconter. Mes enfants retiennent de leur mère et auront toujours quelque chose à dire.

J'ai adoré l'expérience de vous raconter tous les lundis ce qui se passait dans ma vie et je vous remercie de m'avoir lue.

Le 4 novembre 2003

De ma fenêtre du salon, je regardais ce matin les feuilles tomber sur le grand terrain de la résidence. Quel beau spectacle! Quelques heures plus tard, elles étaient toutes recouvertes d'un beau tapis blanc.

Toutes les saisons ont leur charme. Des petits inconvénients parfois pour les automobilistes. Ce n'est pas mon problème. Je n'ai qu'à m'emmitoufler et profiter de l'air pur en prenant ma petite marche quotidienne.

Encore une fête surprise chez Dominique et Sonia pour souligner l'anniversaire de Mario et sa belle-mère Yolande.

Je peux dire que ce n'est pas trop compliqué pour mes enfants de me prendre par surprise car je ne m'y attends jamais. Quand bien même je ne vous dirais pas mon âge, vous n'auriez qu'à aller voir sur la photo de famille et cliquer sur ma photo. J'ai beau leur dire de ne rien faire de spécial mais j'apprécie quand même de voir tout mon monde réuni. Mario vient de franchir une décennie importante mais il a l'air bien dans sa peau. Les "BALANCE" ont tellement un beau caractère!. Presqu'un quart de siècle en moins de différence avec sa belle-mère et exactement la même journée.

L'HALLOWEEN chez Dominique et Sonia, c'est toujours fête avec beaucoup d'action.

J'ai pu assister à la séance de maquillage de Florence par sa mère mais je n'ai pu photographier Arnaud, Etienne et leur cousin Hubert qui couraient déjà dehors. C'était à qui collecterait le plus de bonbons.

Je suis restée seule à la maison et j'ai passé une bonne partie de la soirée à répondre à la porte aux enfants déguisés. Dans mon jeune temps, avant de donner des bonbons, on faisait entrer les enfants et on leur demandait de chanter une chanson mais c'est fini ce temps-là. Ça les retarderait trop dans leur collecte de bonbons. Même ceux avec des tirelires de l'UNICEF, je crois même que les enfants les avaient oubliés.

Depuis que je reçois La Presse tous les jours, j'trouve que l'avant-midi passe pas mal vite. Y a des sections que je ne regarde pas du tout. Je fais les mots croisés, jamais de mot mystère. Le feuilleton OUF!de Denise Bombardier, je le mets de côté pour le lire la fin de semaine. Je suis peut-être un peu plus au courant de l'actualité mais j'essaie surtout de retenir les bonnes nouvelles. C'est plus enrichissant et moins déprimant que la politique!

Le 20 décembre 2003

Quelle surprise en regardant la date de ma DERNIÈRE ÉDITION. Je ne sais pas ce qui se passe mais j'ai l'impression que j'ai perdu le feu sacré de vous raconter les péripéties de ma vie et celle de mes enfants. Il me semble que depuis que je reçois La Presse tous les jours, y en a tellement long à lire qu'à onze heures le matin, j'ai encore le nez dedans. Pourtant, je ne fais qu'une seule grille de mots croisés. Avant d'écrire ma page personnelle, je faisais en plus les mots croisés du sport et le mot mystère. Ce temps-là est révolu. J'ai passé à autre chose.

Mon abonnement finit dans une couple de semaines et je la recevrai seulement la fin de semaine. J'aurai donc plus de temps pour faire autre chose. J'ai donc profité des petits moments libres des dernières semaines pour lire 0UF! de Denise Bombardier. J'ai lu plusieurs romans de cette écrivaine mais c'est le premier qui me déçoit.

CASINO d'Allan Tremblay d'après un scénario de son père Réjean Tremblay, ce roman m'a permis de comprendre un peu ce qui se passe dans les casinos. Une chose est certaine est que si le Casino de Montréal (et les autres également) sont si luxueux, ça prouve que ce n'est pas l'endroit idéal pour faire fortune mais tout simplement pour leur laisser notre argent pour nous en mettre plein la vue. Si j'avais une note à donner de zéro à dix pour l'histoire que l'écrivain a brodé autour du jeu, j'hésite à le dire.

baptême de Matisse, fils de Guy St-OngeÇa faisait longtemps que je n'avais pas assisté à un baptême. La dernière fois, c'était pour Florence (la fille de Sonia et Dominique) qui a près de cinq ans. C'est mon bébé fille.

Le mois dernier, c'était le fils de mon neveu Guy St-Onge et de Patricia Deslauriers, directrice musicale de Fun Noir et cie. Son nom est Matisse (je crois que c'est le nom d'un peintre célèbre). Beau bébé qui vient ajouter au bonheur de ses parents. Avec Gregory Charles comme parrain et Nadine Turbide (pianiste) comme marraine, Matisse sera bien entouré. C'était une cérémonie un peu spéciale avec la chorale des petits chanteurs de Gregory. J'ai bien apprécié.


J'ai toujours dit que des partys de bureau, je n'ai pas tellement connu ça. C'était moins la mode dans mon temps. Maintenant, ce sont des soirées pour les retraités (es) dans notre belle salle communautaire. Nous sommes gâtées. L'une attend pas l'autre. Le 5 décembre, souper pour célébrer le temps des fêtes avec animation de quelques résidants. Sur le babillard, sont affichées les soirées pour les anniversaires du mois, pour les amateurs de cartes. Bientôt le scrabble duplicate, mon jeu préféré. Je n'ai jamais le temps de m'ennuyer.

Quelques heures de bénévolat lors du gros bazar de ma paroisse et une autre belle invitation du curé pour nous remercier par un bon souper et soirée avec jeux et prix de présence.

Photo prise de mon balcon lundi le l5. J'aurais tellement aimé mieux faire ma chute ce jour-là au lieu de vendredi dernier. J'allais tranquillement m'acheter une cartouche pour mon imprimante et une petite dénivellation du trottoir bien sec m'a fait danser dans les airs un bon sept, huit pas afin de reprendre mon équilibre pour finalement aboutir de tout mon long en pleine face. J'ai hésité un peu avant de me relever pensant que je devais avoir quelque chose de brisé. Un gentil monsieur est venu m'aider. Tout était beau.et j'ai continué mes courses comme si de rien n'était. Ce n'est qu'en arrivant à la maison, même si je portais des bons gants, j'avais la paume d'une main toute bleue et les deux genoux ensanglantés. Ça me rappelait mes jeunes années quand j'avais souvent les genoux et les coudes amochés à force de tomber en jouant. Je réalise que grâce à mes os bien enrobés, aucune fracture..

C'est encore Dominique et Sonia qui ont la gentillesse de nous recevoir pour le souper traditionnel de Noël. C'est bien pratique une grande maison mais c'est souvent leur tour de nous accueillir mais ils le font avec plaisir.

Deux mille ans après, la naissance de Jésus est toujours actuelle et nous remplit d'action de grâce.

Je profite donc de l'occasion qui m'est donnée pour vous souhaiter un JOYEUX NOËL et une BONNE et HEUREUSE ANNÉE. Que votre demeure soit remplie de bonheur et d'agréables surprises en ce temps des fêtes.