Ma p'tite semaine
automne 2000

Semaine du 2 octobre 2000

J'ai vu en double toute la journée du samedi (le 7).. C'était le bazar d'automne de l'A.P.J.T.M. et c'est toujours pour moi une belle occasion de donner un petit coup de main à cette formidable équipe. Nous étions deux YOLANDE (deux grands-mères) pour s'occuper de la vente des articles promotionnels et du casse-croûte. La journée a passé très vite en si bonne compagnie. J'ai vu défiler des beaux bébés jumeaux et jumelles avec leurs parents heureux de montrer leur progéniture. Et aussi plusieurs futures mamans de jumeaux qui font partie de notre association depuis le résultat de leur échographie.

Après cette journée mouvementée, Florence (18 ms), la fille de Dominique et Sonia, est arrivée dans la soirée pour se faire garder par sa grand-maman jusqu'au lendemain. J'ai encore pas mal le tour pour m'occuper des enfants mais j'avais oublié que le jour se lève très tôt pour un bébé qui dort depuis la veille à huit heures. C'est un amour de bébé, sage comme une image et qui explore partout dans la maison. Elle ouvre toutes les portes, le garde-manger, la télévision etc. et toujours avec douceur. Mais le lendemain midi quand les parents arrivent avec ses deux grands frères, c'est une vraie tornade. Elle va savoir se défendre celle-là. C'est alors que je réalise que je n'ai pas la patience de mes vingt ans.

Claudine m'a envoyé un petit mot concernant la fête de l'Action de Grâce. Voici ce qu'elle m'écrit: "Maman, si tu savais comme on apprécie toute cette beauté qui nous entoure. Je remercie la vie presque tous les jours pour ça..., à chaque volée de bernaches qui passent au-dessus de nos têtes". Et moi j'ajoute: "Nous devons être reconnaissants pour tous les bienfaits abondants dont nous jouissons, ces cadeaux de la vie que nous prenons trop souvent pour acquis".

Semaine du 9 octobre 2000

J'ai beau dire à mes enfants d'oublier mon anniversaire de naissance, la fête des Mères etc. 0n a fait la sourde oreille. La veille chez Martine, bon petit souper. Avons souligné en même temps l'anniversaire de mon gendre Mario (presqu'un quart de siècle en moins).

Le samedi, le téléphone n'a pas dérougi. Aussi, beaucoup de visiteurs. Ça s'est terminé le dimanche par un bon petit brunch à la Casa Corfu (publicité gratuite).

Sans oublier les cartes de bons voeux par courrier électronique et postal.

En un mot, personne n'a oublié. Les belles fleurs reçues me feront penser toute la semaine que mes enfants m'aiment. Je suis comblée. Quoi demander de plus!

Ma belle Virginie, la fille de Claudine, vient tout juste d'avoir onze ans. J'aurais tant aimé pouvoir lui donner un beau bec mais étant donné qu'elle passait la fin de semaine chez son père, je lui ai tout simplement envoyé une carte de souhaits par la poste

Semaine du 16 octobre 2000

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle....J'ai profité du soleil des derniers jours et de l'offre de ma soeur Denise en visite à la maison pour la fin de semaine, pour commencer à nettoyer le terrain.

D'après mon agenda de l'an dernier, le bel érable colonnaire (en latin - acer columnarae) sur mon terrain en a encore pour quelques semaines avant de perdre ses feuilles complètement. J'espère bien qu'à ce moment-là, le vent les soufflera chez le voisin car dans nos grands sacs verts remplis à pleine capacité, y avait seulement les feuilles des arbres du voisinage. A chacun son tour.

C'est peut-être un peu froid pour parler de l'été de la St-Martin (indian summer) mais j'espère bien qu'il nous reste encore quelques belles semaines avant de sortir nos pantoufles de mouton et nos jaquettes de flanellette.

En tout cas, moi je suis prête car j'ai reçu mon vaccin annuel qui devra me protéger contre la grippe mais malheureusement pas contre le rhume.

Mon sept minutes de velo (stationnaire) à tous les deux jours, je continue et je suis tenace.

Semaine du 23 octobre 2000

Grâce à l'Internet, j'ai renoué des amitiés avec une nièce Lisette, la marraine de mon fils Dominique, que j'avais perdue de vue depuis une bonne dizaine d'années. Y en a coulé de l'eau sous les ponts depuis ce temps. Toute une surprise pour elle de voir sur mon site Web les photos de ma descendance. A l'avenir, je vais pouvoir communiquer avec elle par e-mail et j'ai bien hâte de pouvoir la rencontrer pour placoter un peu. .

Dans Ma Vie en images, j'ai enfin terminé le dernier chapitre: "Quand les enfants quittent le nid familial pour voler de leurs propres ailes".........Ce fut un travail de longue haleine d'insister auprès d'eux pour vérifier leur cheminement. C'est normal, me direz-vous, d'avoir oublié des dates et des événements. Allez-y voir et vous m'en donnerez des nouvelles.

J'en profite pour glisser un p'tit mot à mes lecteurs pour leur dire que j'apprécie beaucoup recevoir leurs commentaires mais qu'il m'est impossible de répondre à tout le monde.

Je dis toujours que j'aime ma solitude mais c'est peut-être parce que je sais qu'il ne se passe jamais deux ou trois jours sans avoir une visite surprise d'un de mes enfants et petits-enfants. J'ai mes deux grandes qui demeurent à quelques pas de chez moi et c'est l'endroit pour elles de se rencontrer régulièrement. Les autres travaillent pour la plupart à l'extérieur et comme je passe souvent plusieurs journées sans avoir de leurs nouvelles, je me dis: "Pas de nouvelles, bonnes nouvelles". Ma P'tite Semaine les met au courant de ce qui se passe à la maison.

Mais y a des jours où la routine commence à peser lourd dans la balance. Je suis donc sur le point de m'organiser une p'tite fin de semaine dans le Nord. Pourquoi pas fêter NOEL en Automne, un avant-goût des Fêtes qui approchent à grands pas. C'est probablement l'arrivée de la neige, le froid des derniers jours et les journées qui raccourcissent qui m'ont fait réaliser que je devais bouger avant que l'hiver arrive pour de bon. J'ai donc pris la décision de bouger un peu plus avant que l'hiver arrive pour de bon.

JOYEUSE FÊTE d'HALLOWEEN..

Semaine du 30 octobre 2000

Je réalise que je demeure sur une rue de retraités car aucun enfant costumé ne s'est présenté le soir de l'Halloween. J'en serai quitte pour manger les friandises achetées pour eux. Bonne affaire!

Chez Dom et Sonia à Laval, j'ai mangé de la réglisse mais y avait pas d'aiguille dedans. Nous avons dû faire le tri dans tout ce que les enfants avaient rapporté car malheureusement, des farceurs avaient réussi à donner quelques emballages ne contenant qu'une réglisse avec une petite aiguille à l'intérieur. Moi, gourmande un peu, j'ai choisi l'autre sac avec trois bâtons à l'intérieur. C'est malheureux que ces incidents se produisent mais avec les années, il va falloir se méfier.

Y a de la politique dans l'air. Que ce soit à l'église, au centre d'achats ou encore dans un bazar de paroisse, un candidat nous attend pas loin pour se présenter et nous donner une bonne poignée de mains.

Dans ma jeunesse, j'ai toujours aimé travailler dans le temps des élections. J'ai fait le recensement à plusieurs reprises et occupé plusieurs postes en passant par greffier, scrutateur, secrétaire du président d'élection etc. Une fois seulement, j'ai été affectée au maintien de l'ordre à l'hôpital Louis-H. Lafontaine (dans le temps St-Jean-de-Dieu).

Je me souviens surtout d'une première fois autour des années 50. J'agissais alors comme scrutateur dans une maison privée à Rosemont. J'avais accepté de remplacer une personne qui s'était désistée à la toute dernière minute. 0n m'avait dit tout simplement: "Vous êtes secrétaire! Alors, pas de problèmes. Lisez les instructions au fur et à mesure et tout va bien aller". Une heure après l'ouverture du bureau de scrutin, je réalise que je viens de me faire passer douze "télégraphes". Une personne se présente pour voter et quelqu'un d'autre a voté à sa place. Je me suis vue dans l'obligation d'assermenter, main droite sur la Bible, les douze personnes. J'ai trouvé ça moins drôle. De nos jours, on est mieux préparé par une soirée d'information quelques jours à l'avance et il doit s'en passer encore des petites fraudes mais différemment.

Je vous reviendrai la semaine prochaine pour vous raconter mon NOEL en automne et en forme pour installer mes lumières extérieures pour le vrai NOEL du 25 décembre 2000.

Semaine du 6 novembre 2000

Trois jours dans un coin enchanteur de nos Laurentides, avec ma soeur Denise et un groupe de retraités du Fil du Temps de ville d'Anjou, c'est merveilleux. Toutes ces belles têtes blanches pour la plupart me faisaient penser à l'une ou l'autre de mes soeurs.

C'est vers les années 1920 que le baron Louis Empain de Belgique découvre le charme sauvage des Laurentides et décide d'y investir une partie de sa fortune. Il conçoit et implante un vaste centre de villégiature au coeur de ces montagnes. Il baptise ce site ''ESTÉREL" en souvenir des montagnes à l'ouest de Cannes, dans le sud de la France. Malheureusement, la guerre éclate et il doit abandonner son projet.

Il faudra attendre vingt ans pour que le flambeau ne soit repris par un prospère industriel abitibien qui parachèvera l'oeuvre ambitieuse du baron. Au cours de l'été 1958, Fridolin Simard est aux commandes de son hydravion et se dirige vers Dorval lorsqu'un orage imprévu l'oblige à se poser sur le lac Masson. Homme d'action et entrepreneur avisé, il fait l'acquisition de ce centre et s'affaire à y créer un véritable petit paradis. Ce qui n'était qu'un rêve en 1958 est donc devenu réalité: un site résidentiel conçu sur un domaine de 5000 âcres de montagnes, offrant une qualité de vie digne des aspirations de son instigateur.

Madame Fridolin Simard, maintenant octogénaire, a ses appartements au cinquième étage de ce domaine.

Ce fut un séjour agréable et du balcon de notre chambre avec vue sur le lac, on avait l'impression d'être en croisière. Nos animatrices, Annie et Marie-Josée, ont occupé presque tous nos moments avec des jeux de société, des exercices, des promenades autour du domaine etc. Bref, on a fêté Noel et le Nouvel An avant tout le monde. J'ai perdu l'habitude de la grosse bouffe mais trois repas par jour, en plus d'un léger buffet à la fin de nos deux réveillons, il va falloir que je pédale plus vite et un peu plus longtemps sur mon vélo d'exercice.

Je peux vous dire que les retraités fourmillaient sur le plancher de danse. Malheureusement, mes pauvres jambes m'ont empêchée de les imiter. Je crois bien que c'est la 'chienne" plus qu'autre chose qui m'empêche de consulter un chirurgien pour une dilatation dans l'artère de ma jambe gauche. Il va toutefois me falloir y penser sérieusement car j'aimerais tant pouvoir participer à ces danses en ligne et me sentir assez en forme pour prendre des grandes marches pour ma santé. J'ai tout de même profité du bain tourbillon et de la piscine.

Juste le temps de mettre de l'ordre dans ma valise et je repars pour quelques jours chez ma soeur Germaine.

Semaine du l3 novembre 2000

Une journée bien remplie avec Rachel chez ma soeur Germaine à Laval. Son mari Gérard en a profité pour aller diner avec son frère car il savait qu'il lui aurait été difficile de placer un mot. Habituellement, à cette période de l'année, ils sont déjà en Floride mais ils sont bien heureux d'avoir pris la décision de vendre leur maison mobile à la fin de l'hiver 2000, car tous les résidents du Candle Light Park de Fort Lauderdale ont été avisés dernièrement de quitter le parc pour la fin de novembre 2000. 0uf! quel soulagement pour eux d'avoir pu éviter ces problèmes. C'est un couple admirable. Cinquante ans de mariage.

Quand mon mari m'a connue, j'étais la dernière de la famille à marier. Donc, il n'avait pas le choix. Il a toujours répété à qui voulait l'entendre que ma soeur Germaine était la plus belle de la famille. Mais je me console en me disant que j'étais peut-être la plus fine et que Pierre et moi, on se complétait à merveille.

Vous avez sûrement lu le chapitre "Mes Parents" dans ma Vie en Images. Nous étions onze filles à la maison. Avec ma mère, ça faisait douze femmes et un seul homme, mon père.

"Rien ne vaut pour une femme la relation qui existe avec une soeur. Elle est de la même génération qu'elle, contrairement à ses enfants. Du même sexe qu'elle, contrairement à son mari. Du même sang qu'elle, contrairement à ses amies. Personne ne peut être aussi proche" .......-Mary Thomas. J'ai la chance d'en avoir encore six et pour tout dire, nous nous entendons à merveille.

Pour terminer la semaine en beauté, de la belle visite pour souper dimanche: Claudine et ses deux enfants, Virginie (11 ans) et Eloi (7 ans). Depuis plus d'un an que cette p'tite famille demeure près de Montebello, c'est une fête quand on se rencontre. Ça bouge en masse, preuve qu'ils débordent de santé et de joie de vivre.

Je me trouvais "cool' de faire mes transactions bancaires par Tel Nat mais maintenant, avec l'aide de Claudine, c'est par Direct Nat, sur Internet. Je me modernise. Et à sa prochaine visite, elle va me montrer des trucs pour faire mes appels interurbains sur Internet. J'en aurai donc toujours des nouvelles choses à apprendre mais par petit peu à la fois, c'est préférable. Et en plus, elle a installé un compteur pour savoir combien de personnes visitent mon site. Merveilleux.

Semaine du 20 novembre 2000

C'est bien vrai. L'hiver semble s'être installé pour de bon. La chaleur du foyer me retient un peu trop à la maison ces jours-ci. Les seuls programmes qui me tiennent rivée au petit écran de télé sont "Le Signe du Lion" et "Zone libre" entre autres. Ma boite vocale prend mes messages durant ces deux émissions.

Je viens de lire 300 pages (sur 600) d'une autobiographie d'une famille mexicaine "Les enfants de Sanchez" d'0scar Lewis. Habituellement, quand je commence un livre, il me faut le lire jusqu'à la dernière page. Le père et les quatre enfants se racontent. J'ai sauté 300 pages et j'ai lu l'épilogue. Intéressant mais beaucoup trop long à mon goût.

Petite visite surprise de Dominique vendredi pour diner. Un bec en arrivant. Entre deux bouchées, les Canadiens comme sujet de conversation avec sa soeur Rachel (elle aussi, maniaque du hockey). Un bec en partant. Merci pour le bon lunch. Tout est beau. Ma mère est en forme et il repart heureux. Je n'ai pu placer un mot.

Le beau Hubert avec ses parents pour quelques heures dimanche. Il est tellement intelligent cet enfant-là que je me permets de vous raconter une de ses finesses. La semaine dernière, il avait entendu Marie dire â haute voix qu'il ne fallait pas qu'elle oublie de mentionner à Jean-Luc d'acheter du lait et des vitamines. Le soir, avant de partir pour faire des courses, Jean-Luc demande à Marie: "As-tu besoin de quelque chose de spécial à l'épicerie ou à la pharmacie". Elle hésite un peu avant de répondre mais c'est Hubert qui prend la parole et dit: "Du lait et des vitamines". Il aura trois ans dans une dizaine de jours. A chacun de mes petits-enfants, je leur dis dans l'oreille pour ne pas que les autres entendent: "Sais-tu que tu es mon préféré ou ma préférée?. Je les aime tous également.

En ce qui concerne les élections fédérales, depuis le débat des Chefs, je suis plus mêlée qu'avant. Mon coeur balance et je ne vous dirai surtout pas pour qui je vais voter. J'espère bien que mon idée sera faite avant de me retrouver dans l'isoloir. De toute façon, j'aurai fait mon devoir.

Semaine du 27 novembre 2000

Semaine plus ennuyante que ça, c'est impossible (côté température). Tout a commencé avec la journée des élections. J'ai voté pour un gouvernement minoritaire et j'ai bel et bien perdu. 0n verra bien comment nos élus vont essayer de régler nos problèmes.

Petite visite mensuelle chez ma belle-soeur Florence. Elle en avait beaucoup à raconter sur son diner à Québec avec les cousins et cousines du côté de mon mari (les DUFOUR). Je la trouve pas mal bonne pour ses 86 ans de sortir presque tous les jours pour assister à la messe et faire quelques emplettes sur son chemin de retour. Elle demeure encore seule dans la grande maison où elle a élevé ses sept enfants qui l'entourent bien.

0h! 0h! 0h! Magie des fêtes, manifeste-toi!

Dans les centres d'achats, c'est la folie furieuse du magasinage. Le Père Noël, le p'tit train, la musique etc. C'est étourdissant. Avec la neige prévue pour bientôt, je crois bien que la magie des fêtes va entrer dans ma vie . Pour moi, il faut que tout soit blanc comme le WHITE CHRISTMAS de Bing Crosby.

Samedi soir, ma cuisine s'est transformée en salon de coiffure Claudine voulait changer de look pour le temps des fêtes et Manon lui a teint les cheveux. Ses quelques petites mèches grisonnantes ont ressorti un peu platine et la balance de sa chevelure "spiced tea". Belle réussite. Dans la vie, il faut parfois oser et si ça ne convient pas, on recommence. Je suis persuadée que Jean-Pierre et les enfants vont adorer.

Dimanche, on s'est rencontrés chez Marie et Jean-Luc pour souligner le troisième anniversaire d'HUBERT. Avec le parrain Dominique, la marraine Sonia et leurs trois enfants, grand maman Yolande et les deux tantes Manon et Rachel, il ne restait plus grand place pour circuler. Vers trois heures, le party était déjà terminé car les enfants fatigués d'avoir tant joué, commencaient à se chamailler. Après le départ des invités, la maison a pu retrouver son calme car le beau HUBERT était dû pour sa sieste.

J'ai vraiment des beaux petits-enfants en santé et débordant d'énergie.

Semaine du 4 décembre 2000

Habituellemen, le lundi vers treize heures, j'ai eu le temps de rédiger ce qui s'est passé dans la semaine qui vient de s'écouler. Quelle ne fut pas ma surprise de recevoir vers six heures le soir trois e-mail de mes enfants qui s'inquiétaient et se demandaient ce qui se passait. Voilà bien la preuve que mes enfants vont prendre de mes nouvelles sur mon site quand y a pas de réponse au téléphone. C'est aussi pour moi une façon de savoir qu'ils me lisent.

Je ne crois pas que la Ville de Montréal va me remettre un prix pour les plus belles décorations mais voilà, c'est fait. Y était temps que la magie des fêtes entre dans la maison si on veut arriver à Noël en même temps que tout l'monde.

Trois de mes enfants ont une grande maison pour recevoir à ma place. Les quatre autres ont une bonne raison pour ne pas le faire car nous sommes pas loin de trente personnes. Cette année, c'est Dominique et Sonia qui ont la gentillesse d'organiser le souper traditionnel du 25 décembre 2000. C'est la seule journée dans l'année que j'insiste pour que nous soyons tous réunis. Tout le monde est beau, tout le monde est fin, tout le monde s'amuse et on peut même rester à coucher si on le désire. Je préfère revenir chez moi même aux petites heures du matin, laissant aux plus jeunes le plaisir de continuer la fête sans moi, comme bon leur semble. Et le lendemain matin, le party continue tôt avec les enfants bien reposés.

En ce qui concerne les cadeaux, je ne me casse pas la tête. Je donne des sous aux parents pour qu'ils achètent les cadeaux pour leurs propres enfants. Je n'ai jamais aimé retourner après les Fêtes pour faire des échanges. C'est trop grand, trop petit, pas la bonne couleur ou encore, ils ont reçu un cadeau identique de la part de l'autre grand maman. Pour mes sept enfants, je leur donne un petit papier et je suis certaine qu'ils ne me demanderont pas de l'échanger. Ils pourront s'acheter quelque chose à leur goût et pis après, ils pourront aller magasiner pour le "boxing day". Fallait y penser!!!.

Vendredi soir, j'ai assisté à l'assemblée générale de ma Caisse Populaire Longue-Pointe. Ils doivent faire pas mal d'argent avec nous autres car vers le 15 décembre, ils vont déposer une petite ristourne dans notre carnet.. C'est peut-être une façon détournée de nous faire plaisir. Ils devraient peut-être baisser leurs frais d'administration et augmenter leur taux d'intérêt sur les placements. Du pareil au même!!! Je prends ça comme un petit cadeau de Noël.

Semaine du 11 décembre 2000

Rien ne sert de courir, il faut partir à point...Mais dans le temps des fêtes, si on ne court pas, il me semble qu'on a l'air à part des autres. J'ai beau m'y prendre tôt en me disant qu'il ne faut pas que je me fasse prendre comme par les années précédentes, mais pas moyen. Alors, sans s'en rendre compte, on suit le courant. Y a toujours un p'tit cadeau qu'on a oublié d'acheter à la dernière minute ou encore quelques cartes de souhaits à faire parvenir à des amis de longue date. Mais j'arrive toujours à temps pour la messe de Minuit et pour moi, ce moment est très important. .

Quand les enfants étaient petits, je devais sûrement courir un p'tit peu plus vite car j'arrivais toujours en même temps que les autres pour Noël. Faut dire que je n'avais pas le temps d'écrire des grandes lettres qui accompagnaient mes cartes de souhaits. Mais je me dis toujours que l'an prochain, je vais m'y prendre autrement. J'ai l'intention d'écrire une grande lettre avec toutes les nouvelles de l'année concernant ma famille et qui pourraient intéresser les destinataires. Je n'aurai qu'à l'imprimer en plusieurs copies et à la fin de chacune de ces lettres, ajouter un p'tit mot personnel avec ma signature. C'était Margaret de Victoria, Co.Brit., la grand-mère de Soleil, qui m'envoyait ses souhaits de cette façon et je la trouvais pas mal intelligente. Elle est décédée il y a quelques années à l'âge de quatre-vingt-deux ans passés. Je pense que ça me sauverait du temps.

Dominique et Sonia nous préparent une belle soirée de réjouissance pour le souper du 25. C'est toujours une grande joie pour moi de voir ma progéniture réunie et j'en suis fière. Le groupe augmente avec les années car les petits-enfants, ça vieillit et peut-être qu'il y aura un p'tit ami et une p'tite amie dans le décor. Il me semble que ça doit être gênant d'arriver dans une nouvelle famille et se sentir évaluée par toutes ces paires d'yeux. Ça se passait ainsi dans ma famille. Quant une de mes soeurs arrivait avec un nouveau chum à nous présenter, ce dernier devait être mal à l'aise de se sentir examinée par les dix soeurs de sa nouvelle blonde. Tout un test à passer, j'vous en passe un papier. Tous ont survécu.

J'ai bien hâte car d'après ce que j'ai pu entendre entre les branches, ces deux-là ont l'air de nous organiser toute une belle journée avec des concours et des jeux, pas seulement pour les enfants mais aussi pour les adultes. Il va me falloir pratiquer un peu ma danse Continental car il y aura des concours de danse. WOW! Quant au merengue et au limbo, je crois bien ne pas entrer dans la danse.

Je souhaite à tous un JOYEUX NOEL et n'oubliez surtout pas de fredonner "IL EST NÉ LE DIVIN ENFANT", jouez hautbois, résonnez musette etc.....

Semaine du 18 décembre 2000

Il était une fois...."Le merveilleux voyage de Nils Holgersson". Un beau conte mi-légendaire, mi-réel que Selma Lagerlöf, un des plus grans écrivains suédois, a écrit pour révéler aux petits la beauté de leur pays. C'est l'histoire d'un gamin de quatorze ans, paresseux, qu'un tomie transforme en lutin et qui parcourt toute la Suède chevauchant une oie sauvage. Un beau classique de la littérature nordique. J'ai beaucoup apprécié cette lecture qui devrait intéresser petits et grands.

Je dois rajeunir car j'ai hâte de lire Harry Potter. C'est peut-être parce que je n'ai pas tellement apprécié "L'Odeur des Pivoines" et "La Prisonnière", histoire vécue mais qui traine en longueur comme "Jamais sans ma fille".

Quel plaisir ce fût pour moi cette semaine de recevoir un e-mail de mon petit-fils Colin. Il me félicite de mon initiative pour ma page WEB. Continuez grand maman, j'aime ça vous lire.

Et ma belle Virginie qui m'envoie ses voeux par la poste avec une belle photo de finissante de son primaire (avec toge s.v.p.). Sa cousine Coralie m'envoie ses souhaits par Internet. Je les adore. Même ceux et celles qui sont trop petits pour écrire ou trop grands car le temps manque.

J'écoute de la belle musique de Noël et je suis prête pour cette Belle Nuit Magique et pour notre rassemblement du lendemain. De la JOIE pour NOËL à tous.

Semaine du 25 décembre 2000

Belle célébration de la messe de la veille de Noël spécialement pour les enfants avec une crèche vivante. Ça fait drôle d'entendre chanter le Minuit Chrétien à huit heures le soir. Pour les adultes, la messe avec la chorale des grands est à dix heures trente. Une messe de minuit, je crois que c'est passé de mode. Je me souviens quand j'avais autour de douze ou quinze ans, les billets pour la messe de minuit étaient en vente le 8 décembre, la journée de l'Immaculée-Conception. Il fallait se rendre au sous-sol de l'église à l'heure fixée pour réserver les quelques billets qui étaient alloués par famille. J'étais toujours impressionnée d'entendre la vibration des orgues de Casavant qui nous venait du deuxième jubé, en arrière de l'église. 0n ne se lasse jamais d'entendre les cantiques de Noël.

Tout s'est déroulé comme un charme pour notre rassemblement. Bon souper à la dinde préparé par Dominique et Sonia. Une arrivait avec les crudités, l'autre avec les tourtières, l'autre avec les baguettes etc. Plus de vingt-cinq personnes dans une maison privée, ça prend de l'organisation. La distribution des cadeaux, les jeux, les concours de danse etc., ce fut une belle fête. C'est un grand plaisir pour moi de voir tout mon monde réuni au moins une fois dans l'année et de sentir tout l'amour qu'il y a dans l'air en ce grand jour.

Ça vous dit quelque chose le BOXING DAY. En ce qui me concerne, je n'ai même pas mis le nez dans les magasins. Je peux tout simplement vous dire que j'en ai connu quelques-uns quand les enfants étaient tous à la maison. Spécialement une année où j'avais reçu ma famille et comme toutes mes soeurs contribuaient au buffet froid, j'avais hérité de la balance du lunch. Le lendemain, les portes ouvraient à midi chez WOOLCO (aujourd'hui WALMART) et en attendant l'ouverture, bien installés confortablement, nous avions mangé toutes les sandwiches, crudités et gâteaux . Pour neuf personnes, ça prenait des gros restants. Nous étions donc les premiers à entrer et à profiter des rabais. Tout le monde était heureux.

Il faisait tellement beau vendredi que j'ai pris une chance de me rendre à la Place Versailles pour constater à quelle vitesse les gens courent. Je ne me suis donc pas éternisée là et je me reprendrai dans quelques semaines pour profiter des vrais spéciaux.

Je souhaite à tous pour la Nouvelle Année du BONHEUR pour chaque jour. SANTÉ et PAIX.

Dimanche le 3l décembre 2000

Voici un texte qui rend hommage à la vie, composé par un de mes enfants en cette fin de l'année 2000. Il m'a touchée et j'ai voulu le partager avec vous, en espérant qu'il saura vous toucher aussi..

" ODE à la vie en cette fin de l'an 2000 "

Plus j'avance dans la vie, plus je comprends que chaque moment est un cadeau précieux que l'univers, Dieu, ou peu importe, nous donne. J'ai le sentiment grandissant que l'appréciation qui naît en partie du plaisir et en partie de la peur de voir s'échapper ce plaisir est la clé du bonheur. Ou plutôt, la clé des petits bonheurs quotidiens, puisque eux seuls existent vraiment.

Je m'engage à regarder la vie d'un œil nouveau. Je m'engage à tourner les yeux vers le beau et à voir dans le moins beau une occasion de semer le beau. Je m'offre à l'avenir comme l'avenir s'offre à moi, sans retenue, sans impossibilités, sans regrets. J'ouvre mon cœur à l'instant présent au mieux de ma capacité et j'émets le vœu que mes mots et mes gestes soient à chaque instant des semences de joie et d'espoir.

Je ne donne à rien ni personne le droit de dénigrer mon caractère unique, de me dérober du pouvoir que j'ai d'apprécier ce que je suis, telle que je suis, en voie de devenir qui je serai demain. Je n'accepte plus de croire que ma vision est inférieure à celle des autres, que mon chemin est un chemin moins important, moins merveilleux que celui des autres. J'accepte de reconnaître mes qualités à chaque jour davantage et de les mettre au service de la vie et de l'amour.

Je choisis d'aimer encore et encore, toujours plus fort. J'accepte que toute ma vie, j'ai cherché l'amour, en moi et chez les autres, et je ne remets plus en question la valeur de cette quête. Je continue d'avancer vers le même but, celui d'aimer toujours plus sincèrement et de tout mon être.

Je déploie mes ailes intérieures pour voler de mieux en mieux, vers l'intégrité de mon âme. Pour que cette âme n'ait plus peur de vivre dans un corps, et pour qu'elle déborde de foi et de la croyance que tout est possible.

Je poursuis ma voie, sans jugement ni prétention. Je continue de m'imaginer de plus en plus telle que je veux être, généreuse, ouverte, aimante, compréhensive, compatissante, aidante. Je ne minimise pas la noblesse de mon désir d'être toutes ces choses que je veux être et je ne laisse rien ni personne la minimiser à mes yeux.

Je fais confiance à mon jugement, et j'accueille sans procès mes erreurs de jugement puisqu'elles me mettront sur la voie d'une plus grande conscience et d'une meilleure compréhension des choses. Je n'idolâtre personne puisque l'idolâtrie m'éloigne de l'amour véritable que je peux faire grandir en moi-même, pour moi-même et pour les autres. Je ne juge personne et je me souviens que toute personne pourrait être moi et que leur chemin pourrait être le mien.

J'accepte d'être aimée et d'être appréciée pour mes forces et mes qualités uniques. Je ne travestis pas cet amour que l'on me donne pour en faire quelque chose de rassurant mais je m'en sers plutôt pour nourrir ma capacité à aimer les autres.

Je m'offre à la vie, entière, et sans regrets pour ma vie passée ni craintes pour ma vie à venir. J'aime dans le moment présent et j'accepte d'admettre que cet amour est le seul qui ait vraiment de la valeur. Je continue de croire au pouvoir de l'amour et de nourrir mon désir et ma volonté d'aimer à chaque instant plus fort et de façon plus concrète pour que ceux et celles qui ont besoin d'amour puissent puiser à ma source, et que de mon côté, je puisse puiser à leur source l'amour qui fera grandir le mien.

Merci la vie. Merci Dieu. Ou peu importe. Merci de me donner l'intelligence d'esprit, la santé de corps, et ainsi, la possibilité de grandir et de mettre ma conscience au service de l'amour.

Puisse la paix dans le monde et dans le cœur de tous les êtres humains devenir un jour une réalité. Puissions-nous tous croire assez fort que la vie est possible sans douleur et sans guerre, et qu'il suffit de l'apprécier, telle qu'elle est et telle qu'elle sera, pour qu'elle ait raison d'exister.

Ce soir, j'offre à l'univers ces mots d'amour. J'émets le souhait que la note d'espoir contenue dans ces quelques paragraphes résonne dans toutes les âmes et fasse une différence, aussi infime soit-elle. Et j'émets aussi le souhait que toutes les notes d'espoir, chantées par toutes les âmes qui les chantent, résonnent dans toutes nos âmes, et que toutes nos âmes continuent de les chanter… à l'infini. Jusqu'à la paix sur terre et dans chacun de nos cœurs. ALLÉLUIA ! 30 décembre 2000